En ce dimanche, nous entendons la suite de l’évangile de la semaine dernière. Aujourd’hui, nous est proclamé la deuxième partie du discours de Jésus sur la vigne. Aussi, commençons par nous rappeler ce que Jésus nous a dit : Jésus est la vraie vigne et les sarments tiennent leur vigueur de lui. Ceux qui ne portent pas de fruits doivent être éliminés.

Depuis notre baptême, nous sommes greffés sur le Christ, nous recevons notre vie de lui. C’est la vie même du Christ qui est en nous. Cette vie nous ne cessons de la recevoir par les sacrements, principalement par l’Eucharistie (par la célébration elle-même, ou l’adoration qui la prolonge) et par la réconciliation. Cette vie nous la recevons en mettant en pratique les commandements de Dieu, en mettant en œuvre la Parole de Dieu lue et proclamée dans la Sainte Ecriture et dans l’enseignement l’Eglise. C’est en restant attaché fermement au Christ par ces moyens que notre vie portera du fruit, un fruit qui demeure.

Jésus est la Vie. Il n’y a pas de vie sans lui. La vie de l’Apôtre, la vie du disciple n’est authentique que parce qu’elle est greffée sur le Christ. Il reçoit sa vie de Lui.

Le passage d’évangile de ce jour s’adresse aux seuls disciples, qui ont fait le choix du Christ. Ici, Jésus pose les exigences de l’amour. « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés… », « Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. »
Le « comme » répété deux fois nous dit le mystère le plus profond de la révélation. Il n’est pas d’abord une comparaison, il est essentiellement une un enracinement, un fondement. L’amour du Père et de Jésus s’exprime dans l’incarnation et dans la mort qui en dit l’aboutissement et le sens. Cet amour intime entre le Père et le Fils s’exprime sur la croix, modèle et référence, qui fonde la communauté chrétienne.
Les disciples du Christ obtiennent le statut d’amis. Les amis du Christ sont ceux qui font ce qu’il commande. Ce sont ceux qui s’aiment les uns les autres. L’amour est une exigence concrète, une fidélité dans les actes. Par sa fidélité, par son amour pour ses disciples, Jésus a partagé ce qu’il a de plus cher : la connaissance du Père dans sa totalité. Ainsi, grâce au Christ, les disciples sont comme lui aimés du Père.
Jésus ouvre une voie nouvelle : celle de la proximité avec Dieu, rêve des hommes depuis tout temps. Dans l’Ancien Testament, cette proximité était le privilège de quelques-uns (Abraham, Moïse, Elie…). Avec le Christ, c’est le privilège de tous ceux qui acceptent de devenir ses disciples.

Cependant, nous n’avons pas d’orgueil à avoir : c’est le Christ qui nous a choisi. Alors comment ne pas donner tout ce que nous sommes pour répondre à cet appel du Seigneur ?

Je suis prêtre de l’Église Catholique, vicaire général du diocèse d'Amiens, curé de la paroisse de la Paix, délégué épiscopal à l'accompagnement des séminaristes. Je suis aussi membre de l'Institut Notre Dame de Vie.

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