Approchons-nous du cœur du très doux Seigneur Jésus, et nous exulterons, nous nous réjouirons en lui. Qu’il est bon et doux d’habiter en ce cœur ! C’est le trésor caché, la perle précieuse que nous trouvons, ô Jésus, en creusant le champ de ton corps (cf Mt 13,44s). Qui donc rejetterait cette perle ? Bien au contraire, pour elle je donnerai tous mes biens ; je laisserai en échange toutes mes préoccupations, toutes mes affections. Tous mes soucis, je les abandonnerai dans le coeur de Jésus : lui me suffira et pourvoira sans faute à ma subsistance. C’est dans ce temple, ce Saint des saints, cette arche d’alliance, que je viendrai adorer et louer le nom du Seigneur. « J’ai trouvé mon cœur, disait David, pour prier mon Dieu. » (1Ch 17,25 Vulg) Et moi aussi j’ai trouvé le cœur de mon Seigneur et Roi, de mon frère et ami. Ne prierai-je donc pas ? Oui, je prierai, car je le dis hardiment, son cœur est à moi… Ô Jésus, daigne accepter et exaucer ma prière. Entraîne-moi tout entier en ton cœur. Bien que la déformation de mes péchés m’empêche d’y entrer, cependant, puisque par un amour incompréhensible ce cœur s’est dilaté et élargi, tu peux me recevoir et me purifier de mon impureté. Ô Jésus très pur, lave-moi de mes iniquités afin que, purifié par toi, je puisse habiter en ton coeur tous les jours de ma vie, pour voir et faire ta volonté. Si ton côté a été percé, c’est pour que l’entrée nous soit grande ouverte. Si ton coeur a été blessé, c’est pour que, à l’abri des agitations extérieures, nous puissions habiter en lui. Et c’est aussi pour que, dans la blessure visible, nous voyions l’invisible blessure de l’amour.

Attribué à Saint Bonaventure
Je suis prêtre de l’Église Catholique, vicaire général du diocèse d'Amiens, curé de la paroisse de la Paix, délégué épiscopal à l'accompagnement des séminaristes. Je suis aussi membre de l'Institut Notre Dame de Vie.

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