Voilà un homme fatigué ! Fatigué par le chemin parcouru ? Pas sur ! Jésus n’est-il pas plutôt fatigué de courir derrière nous pour nous tirer des ennuis dans lesquels nous nous mettons, pour nous défendre contre les dangers vers lesquels nous nous précipitons, pour nous libérer des péchés dans lesquels nous tombons ?

Voilà un homme qui a faim ! Mais qui répond à ses disciples qui l’invitent à manger : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » (Jean 4,32) Sa nourriture est de « faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. » (Jean 4,34) Jésus à faim d’accomplir l’œuvre du Père.

Voilà un homme qui a soif ! Il demande à la Samaritaine : « Donne-moi à boire. » (Jean 4,7). Mais de quoi a-il soif ? De cette eau qui se trouve au fond du puits, à l’écart de la ville ? Ou bien a-t-il soif de l’eau stagnante au fond de notre cœur ? De ce désir d’amour, de vie, de bonheur qui est enfoui au plus profond de nous-mêmes, dans ce puits que nous tenons à l’écart de nos lieux de vie, comme inaccessible parce qu’il nous faut traverser le désert en plein midi pour aller y puiser ?

Aujourd’hui, comme à chaque jours, Jésus nous demande : « Donne-moi à boire. » (Jean 4,7) car il a soif de pouvoir aimer, de pouvoir m’aimer ! Vais-je lui ouvrir mon cœur, lui donner ma vie pour qu’il puisse se désaltérer ? Ou bien vais-je le laisser crier jusque sur la croix : « J’ai soif ! »

En exprimant sa soif, Jésus nous propose aussi de répondre à notre propre soif ! Oui, Jésus nous propose une eau vive, une eau sanctifiante remplie de sel minéraux en tous genres, d’oméga 3 (et oui, tout est récapitulé dans la Sainte Trinité !), pleine de vitamine, qui donne un teint éclatant aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, une eau qui pétille de vie… vais-je oser lui adresser cette prière, répondre à son appel, comme la Samaritaine : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n’aie plus soif. » (Jn 4,15)

En acceptant cette eau de la part du Christ, comme la Samaritaine, il me faut en accepter les effets curatifs et régénérant qu’elle provoque ! Cette eau vive, don de Dieu, fait la Vérité au fond de moi, elle me lave de tous péchés… cette eau vive est celle du baptême, l’eau de la grâce, de l’amour de Dieu qui se répand en nos vies.

« Si tu savais le don de Dieu… » (Jean 4,10) alors je n’hésiterai pas un instant à le laisser m’abreuver et je lui offrirai, sans réfléchir la cruche que j’ai en ma possession pour qu’il puisse m’offrir l’eau vive : ma vie ! Cette cruche est bien souvent ébréchées, fêlées, cabossées… à l’image de ma vie et alors ? Le Christ ne regarde pas le contenant, il lui importe simplement de pouvoir remplir cette pauvre cruche que je suis. En me présentant à lui, tel que je suis, je pourrais abreuver la soif du Christ, lui procurer le repos et le nourrir ! Mais c’est aussi comme cela que coulera pleinement en moi la source de la vie, la source de l’amour, la source du bonheur… et c’est comme cela que je donnerais aussi envie aux autres de venir s’abreuver à cette source ! Amen.

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