C’est la lutte finale! Ce n’est donc pas l’heure de l’abstention! Aujourd’hui, nous sommes au dernier tour de scrutin… il nous faut marquer notre adhésion à un projet de vie, à une profession de foi. Ce n’est donc pas le jour pour rester indifférent, être désintéressé ou blasé… Noëlla et Teddy vous vivez aujourd’hui votre dernière étape avant la célébration du baptême dans la nuit de Pâques.

Les deux premiers scrutins nous ont permis de méditer deux symboles important du baptême: le don de l’Eau Vive, de l’eau du baptême avec l’évangile de la samaritaine; le don de la lumière avec l’évangile de l’aveugle-né. Aujourd’hui, pour ce troisième scrutin, nous prenons conscience du don le plus important qui nous est fait par le baptême: le don de la vie. En effet, que veut nous dire Jésus par la résurrection de son ami Lazare? Quel enseignement veut-il donner à ses disciples?

Par cet événement, Jésus prépare les disciples à entrer dans le mystère Pascal, dans le mystère de sa mort et de sa résurrection, le cœur même de notre foi. Au baptême, nous sommes plongés dans la mort et la résurrection du Christ. Comme Lazare sort vivant du tombeau, Jésus sortira vivant du tombeau au matin de Pâques. Avec une différence de taille cependant: Lazare devra à nouveau passer par l’épreuve de la mort, car il retrouve une vie purement terrestre. La vie du Christ ressuscité est une vie glorieuse, éternelle.

De ce passage d’évangile, nous pouvons en retirer deux choses importantes pour notre vie. En premier, nous sommes invités à faire l’expérience que le Christ vient me relever de multiples morts dans ma vie, ces morts occasionnées par le péché, par le mal qui nous atteint. La Parole de Dieu nous relève et nous ouvre à une vie nouvelle.

Vivre en disciple du Christ, c’est faire l’expérience de se relèvement que le Christ vient opérer dans nos vies… Par le baptême, vous allez être relevés de toutes ces morts que le péché à produit en vous. C’est la vie nouvelle que vous allez recevoir. Ce n’est pas la mort du corps que nous devons craindre, mais la mort de l’âme, la mort spirituelle qui nous coupe de la vie avec Dieu.

La deuxième chose à laquelle nous prépare Jésus est notre propre Pâques. Jésus nous prépare à ce passage que nous aurons à vivre au soir de notre vie sur terre et à la résurrection que nous vivrons au dernier jour. C’est bien ce que nous affirmons dans le Credo: « je crois à la résurrection des morts ». Notre esprit, notre cœur, notre chair seront transfigurés comme l’esprit, le cœur et la chair du Christ l’ont été à sa sortie du tombeau.

Devenir disciple du Christ par le baptême, c’est désirer accueillir la vie que Dieu nous donne. C’est entendre le Christ lui-même nous dire: « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra; et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais ». Bien sur nous connaitrons la mort physique, mais nous ne devons pas la craindre car elle n’a pas de prise sur la vie de notre âme… si « vous croyez en moi » nous dit Jésus.

Cet acte de foi, vous le poserez dans la nuit de Pâques en professant votre foi en notre Dieu unique, qui est Père, Fils et Saint Esprit. Ensuite plongés dans la mort et la résurrection du Christ, vous recevrez de Dieu Père la vie même du Christ Jésus, le Fils Unique, la Lumière qui éclaire les nations, la source d’Eau Vive, dans l’Esprit Saint.

C’est avec grande joie que la communauté chrétienne vous entourera en cette nuit Pascale où chaque baptisé renouvellera les promesses de son baptême.

Il n’est donc plus l’heure de s’abstenir, mais avec confiance, il faut dire, ou redire, un « oui » franc et massif, un « Amen » joyeux au don que Dieu vient nous faire: le don de sa vie. Le grand schelem est à notre portée: amour, confiance et don de soi à Dieu. Amen.

Je suis prêtre de l’Église Catholique, au service de l’Église qui est dans la Somme, membre de l’Institut Notre Dame de Vie. Actuellement, ma mission principale est d’être vicaire épiscopal, curé des quatre paroisses du Ponthieu-Marquenterre (St Esprit en Marquenterre, St Gilles d’Autre-Maye, St Honoré du Nouvionnais, St Riquier du Haut-Clocher), délégué épiscopal à l’accompagnement des séminaristes.

Laisser un commentaire