Dieu est la source de ma joie !

« Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. » (Isaïe 60,1) Cette Parole du prophète Isaïe est une invitation à nous lever, à nous mettre en route, à reconnaître la splendeur de la lumière qui illumine notre existence : la gloire du Seigneur. Avec toute l’Eglise, nous sommes invités à briller de la présence de Dieu, à nous laisser illuminer par cette présence pour la refléter dans le monde qui nous entoure. Nous sommes invités à accueillir le Christ Jésus qui est la vraie lumière qui éclaire. Dans la mesure où nous le contemplerons, dans la mesure où nous serons ancré en lui, dans la mesure où nous nous laisserons éclairer par lui, nous parviendrons à porter cette lumière au cœur du monde.

Cette lumière, les mages l’ont cherchée : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » (Matthieu 2,2) Ils ont vu et ils sont venus pour adorer, contempler le roi nouveau-né.

Les mages, scientifiques de l’époque, sont des chercheurs. Ils cherchent la nouveauté, non pas pour elle-même, mais parce qu’elle peut faire grandir l’humanité. Ce sont donc des hommes qui ont le cœur ouvert sur l’horizon et qui sont capables de voir ce que leur montre la création et ce qu’elle leur dit de Dieu. Parce qu’ils sont capables de se mettre en route, en marche, les mages peuvent voir l’étoile qui leur annonce la naissance du roi nouveau-né.

« Nous sommes venus nous prosterner devant lui. » (Matthieu 2,2) C’est dans un lieu qui convient à un roi qu’ils s’arrêtent : le palais. Logiquement, c’est là que se trouve le roi. C’est là qu’il est adulé, craint… mais pas nécessairement aimé. Le palais est le signe de son pouvoir, de son succès… C’est là une logique purement mondaine… et cette logique ne nous tourne que vers des idoles à qui nous rendons un culte du pouvoir, de l’apparence, de la supériorité qui ne promet que tristesse et esclavage.

Ne trouvant pas ce qu’ils cherchaient en ce lieu, les mages firent alors un chemin plus long que celui qu’ils avaient parcouru. Le roi cherché n’est pas dans un palais mais dans un autre lieu qui n’est pas tant géographique qu’existentiel. L’étoile les a conduits jusqu’à Bethléem, périphérie de Jérusalem. C’est là qu’ils virent l’enfant. C’est là qu’ils découvrirent « la lumière, et la gloire du Seigneur » (Isaïe 60,1) : ils découvrirent un Dieu qui veut être aimé librement et non sous la contrainte. Ils découvrirent que le regard de ce Roi est un regard qui n’humilie pas, ne rends pas esclave mais qui relève, pardonne et guérit ; c’est un regard aimant qui transforme et libère celui qui l’accueille. Sous ce regard de miséricorde, les mages ont su se laisser déplacer, mettre en route… une route qui fut transformée.

Hérode et les prêtres n’ont pas su se laisser déplacer, se mettre en mouvement par l’annonce de cette bonne nouvelle. Hérode était imbu de lui-même. Les prêtres connaissaient les prophéties mais ils n’étaient pas disposés à changer ou à se mettre en chemin… Leurs cœurs étaient fermés à l’accueil de la nouveauté contrairement aux mages qui se sont laissés guider par l’étoile. Ils ont vu leur vie transformée par cette rencontre avec le Christ… Ils ont su se mettre debout et ils ont resplendi de la lumière qu’ils ont accueilli !

Que cela soit un enseignement pour nous aujourd’hui ! Répéter la question des mages nous fera du bien : « Où est le Roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » (Matthieu 2,2) À la suite des mages, mettons-nous à la recherche des signes que Dieu nous offre, engageons-nous à les déchiffrer et à comprendre sa volonté. Nous sommes invités à passer de la Jérusalem de nos habitudes à la nouveauté de Bethléem ! C’est là que nous trouverons le Christ, c’est là que nous le contemplerons, c’est là que nous accueillerons sa lumière et que nous serons capables de la rayonner dans le monde d’aujourd’hui. Alors : « Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. » (Isaïe 60,1) Amen.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer le menu
dolor. ante. elit. id Nullam Curabitur Lorem Aenean efficitur. fringilla
Fermer le panneau