« Bon courage ! », c’est par ces mots que se termine la 1ère lecture de ce dimanche. « Bon courage ! » ce sont les mots d’encouragement qu’écrivent les Apôtres aux chrétiens en les invitants à vivre dans la communion les uns avec les autres. « Bon courage ! » non pas parce que c’est difficile d’être disciple de Jésus et que c’est un parcours du combattant. Non ! « Bon courage ! » car être disciple de Jésus est avant tout un lâcher prise, c’est accepter que Dieu lui-même vienne faire toutes choses nouvelles en ma vie.

C’est ce que nous annonce la seconde lecture à travers la ville nouvelle qui est décrite. Le cœur de cette ville, c’est Dieu lui-même et sa lumière c’est le Christ, l’Agneau de Dieu. Voilà ce que Dieu nous promet : un monde dont il en sera le cœur et la lumière. Cette promesse n’est pas que pour demain. Elle se réalise déjà aujourd’hui ! En approchant de l’autel pour communier, nous avançons pour accueillir le don de Dieu : le corps du Christ. Oui, en communiant nous venons exprimer notre désir que Jésus lui-même soit le cœur de notre vie et qu’il l’éclaire de sa lumière, de sa Parole.

Communier, c’est recevoir un don de Dieu et y consentir. Je reçois Jésus lui-même qui se donne, par amour, en nourriture afin que ma vie soit fortifiée ; afin que je deviens un peu plus semblable à Celui que je reçois, afin que je devienne un peu plus corps du Christ ! La communion n’est pas qu’une affaire personnelle, elle m’unit davantage aux autres chrétiens, elle me fait devenir le corps du Christ. Ainsi, en approchant de l’autel pour communier, je m’offre aussi au Seigneur. Je me donne à lui pour que la vie qu’il me donne puisse se déployer dans ma propre vie, mon propre corps.

En communiant, j’entends les paroles de Jésus dans l’évangile : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous ferons une demeure. » (Jean 14,23) Si je communie, c’est parce que j’aime Jésus et donc que je désire garder sa parole, vivre de sa parole, la mettre en œuvre dans ma vie, vivre de l’Evangile. Alors, il se produira quelque chose de formidable : Jésus et son Père font faire de moi une demeure, un lieu où ils vont rester, ils vont habiter ! Incroyable ! J’aime Jésus, et pas uniquement par de simples mots mais en le manifestant de façon concrète dans ma vie : là où je vis mais aussi en prenant le temps chaque semaine de célébrer cette amour (avez-vous déjà vu des amoureux qui ne se manifestent pas leur amour concrètement ?), Dieu vient demeurer en moi. Il reste avec moi.

Non seulement Dieu fait de moi sa demeure mais en plus Jésus nous donne sa paix ! Il ne nous donne pas de vivre tranquille, sans conflit, sans difficulté. Il nous donne sa paix, c’est-à-dire qu’il nous assure de sa présence, qu’il nous soutiens de son Esprit, pour nous aider à avancer dans la vie quelques soient les évènements.

A chaque fois que vous vous approcherez de la table de l’Eucharistie, souvenez-vous qu’un amour vous attend et qu’il désire se donner à vous. Donnez-vous à lui sans crainte et dites-lui que vous l’aimez aussi. Et comme pour des amoureux, l’amour grandit quand il s’exprime, quand il se dit… alors n’hésitez jamais à venir puiser à cette source de l’amour qu’est l’Eucharistie, qu’est la messe. Amen.

Je suis prêtre de l’Église Catholique, vicaire général du diocèse d'Amiens, curé de la paroisse de la Paix, délégué épiscopal à l'accompagnement des séminaristes. Je suis aussi membre de l'Institut Notre Dame de Vie.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.