Il est né le divin enfant !

Lectures de la Nuit de Noël
Il est né le divin enfant ! 1 Crechevitrail

Si nous sommes venus ici ce soir, c’est parce que nous avons entendu, comme les bergers, l’appel du Seigneur. Avec eux, nous sommes venus auprès de Marie et de Joseph découvrir « le nouveau-né couché dans la mangeoire. » (Luc 2,16) Mais qu’a-t-il de particulier ce nouveau-né pour que nous venions, dans une pauvre étable, nous prosterner devant lui ?

L’annonce de l’ange aux bergers : « Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. » (Luc 2,11) nous redis qui est ce nouveau-né. Il est la Bonne Nouvelle ! « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » (Jean 3,16)

L’enjeu de notre vie est d’accueillir réellement le Christ en nos vies. Pour cela il nous faut, comme les bergers, entendre la Parole de Dieu, et nous mettre en marche au cœur de la nuit. Il faut traverser la nuit de la violence et de la guerre, la nuit des crises économiques et sociales, la nuit de nos inquiétudes et de nos solitudes, la nuit de nos souffrances et de nos maladies, la nuit de nos pauvretés et de notre péché, la nuit de nos doutes et de nos incertitudes… Quel que soit l’obscurité de la nuit, nous pouvons la traverser avec confiance, habités comme les bergers, par la bonne nouvelle : « Aujourd’hui (…) vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. » (Luc 2,11).

Cet évènement n’est pas passé ! Il est d’aujourd’hui ! A chaque fois que j’accepte d’écouter la Parole de Dieu, le Salut entre dans ma vie, c’est Noël ! A chaque fois que je mets en œuvre la Parole de Dieu, sa grâce se répand dans ma vie et dans le monde. A chaque fois que j’écoute et mets en œuvre la Parole de Dieu, la vie éternelle, c’est-à-dire la vie avec Dieu, se fortifie en moi et dans le monde.

C’est avec confiance que nous sommes invités à faire le chemin jusqu’au Christ, jusqu’à Jésus : ce n’est pas dans le faste de la richesse, ni dans celui de la réussite que le Seigneur vient nous rejoindre. Il vient dans la petitesse d’un bébé et la pauvreté d’une étable. Il est là simplement pour nous, pour moi, pour toi… je n’ai qu’à me mettre à genou devant lui et le prendre dans mes bras, le prendre sur mon cœur pour me laisser gagner par l’amour de Dieu. Dieu se laisse accueillir avec la simplicité d’un nouveau-né !

Puissions-nous, à l’instar de la Vierge Marie, retenir tous ces évènements et les méditer dans notre cœur (Cf. Luc 2,19). Par cette attitude, que nous retrouvons plusieurs fois dans l’Évangile, Marie manifeste qu’elle accueille la Parole de Dieu au plus profond d’elle-même, qu’elle lit les évènements de sa vie à la lumière de cette Parole. Cette Parole est la boussole qui lui permet de traverser, avec confiance, les évènements de sa vie y compris les plus douloureux. Elle découvre que, même au cœur de l’épreuve, l’amour de Dieu ne l’abandonne pas bien qu’à première vue, elle n’en comprenne pas le sens. Elle fait confiance : Dieu accomplit toujours ce qu’il promet !

Toute rencontre avec le Sauveur, avec Jésus, nous donne la joie ! Tout contact avec Dieu, par la foi, nous procure l’allégresse ! Si ce soir, et les jours qui viennent, nous sommes à la fête, à la joie, c’est bien parce que Dieu, en Jésus, a pris contact avec notre humanité. C’est parce que notre foi en Dieu vient toucher quelque chose de son Amour, du mystère de Dieu, que nous trésaillions de joie. Marie a touché le mystère de Dieu par son « fiat », son « oui » et le Magnificat a jailli de son cœur. Les bergers, en venant se prosterner devant l’Enfant Jésus, ont touché quelque chose du mystère de Dieu et quand ils « repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. » (Luc 2,20)

Alors, je fais le souhait que la joie de Noël ne soit pas étouffée par le côté mercantile et matériel de la fête. Que pour chaque personne rencontrée, chaque geste d’amour, chaque cadeau reçu ou donné, nous rendions grâce, nous disions merci à Jésus pour la joie qui vient nous habiter et que nous laissions cette joie descendre au plus profond de nous-même. Quand Jésus est au centre, la joie est là. Et la foi nous donne de l’aimer, l’amour nous montre le chemin pour aller jusqu’à lui et l’espérance nous donne la force d’aller à sa rencontre.

Alors, puisqu’aujourd’hui, « la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. » (Tite,2,11) levons-nous et témoignons autour de nous de ce qu’elle vient transformer dans nos vies ! Témoignons de notre rencontre avec ce Dieu qui vient à nous dans la petitesse d’un nouveau-né ! Unissons nos voix à celles des anges pour chanter la gloire de Dieu !

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