« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. » (Mt 25,34)

L’année liturgique s’achève par la fête du Christ Roi. Cette fête nous ouvre à la rencontre finale avec le Christ au soir de la vie terrestre. L’évangile de ce dimanche nous relate cette rencontre par le jugement dernier.

Ce jugement a de quoi nous interroger : lors de notre comparution, ferons-nous parti des bénis de Dieu invités à entrer au paradis ou des maudits envoyés en enfer ? Dans quel camp serons-nous comptés ? Nous pouvons légitimement nous poser la question. Mais chercher, dès aujourd’hui, à savoir si je serai dans les brebis ou les boucs, c’est passer à côté de la bonne nouvelle de l’Évangile.

Au soir de notre vie nous serons jugés sur l’amour, sur notre engagement d’aujourd’hui, à aimer et à servir concrètement Jésus dans nos frères, particulièrement les plus petits, les plus pauvres et les plus vulnérables.  

La Bonne Nouvelle est là : depuis toute éternité, dans son amour inépuisable, Dieu veut nous offrir en héritage son Royaume. Dieu a préparé, pour l’humanité, l’entrée dans son Royaume ! Voilà ce que nous devons recevoir au soir de la vie terrestre.

Cela signifie que l’humanité sera reine ! Et une reine comme nous pouvons nous l’imaginer : bien vêtue, bien nourrie, bien logée et dont on prendra soin, profondément aimée par le roi, le Christ lui-même !

Et ce roi prendra soin de nous comme un berger prend soin de son troupeau. Voici ce qu’il nous dit par la bouche du prophète Ézéchiel : « Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées » (Ézéchiel 34,12) « La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit. » (Ézéchiel 34,16)

Voilà vers quoi nous marchons. Voilà vers quoi nous sommes en pèlerinage. Cela n’est pas une promesse lointaine, un rêve inatteignable. L’entrée dans le Royaume se prépare dès aujourd’hui et de façon concrète. Elle se prépare, par des gestes d’amour du quotidien. Elle se prépare quand je prends soin de l’affamé, de l’assoiffé, de celui qui est nu, malade, prisonnier… et que j’apprends à voir en lui le Christ. Oui, ce pauvre à mes côtés qui a besoin pour vivre de mon attention, des soins, du pain ou simplement de l’amitié, c’est le Christ. C’est Jésus lui-même : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Matthieu 25,40) Ne passons pas à côté !

Alors dès aujourd’hui, préparons-nous à entendre cette invitation du Christ : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. » (Matthieu 25,34). A la fin du monde, Jésus viendra pour juger les nations. Mais en attendant, il vient à nous, dans le plus petit, le plus vulnérable… sachons l’accueillir dans ce frère qui se présente à nous.

Christ Roi

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La publication a un commentaire

  1. Merci P. Yves : réel bonheur de vous lire, surtout cette fois-ci. Bonheur de goûter à la parole de Dieu, de s’en nourrir.

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