Mais qu’y a-t-il d’exceptionnel en cette nuit pour que nous soyons sorti dans le froid et la nuit ? Aurions-nous entendu le bruit d’un fait divers ? Ah, oui ! C’est la crise…, la crise du logement à Bethléem. Alors qu’ils accomplissent leur devoir de citoyen en allant se faire recenser, un couple, dont l’épouse est enceinte, ne trouve de place nulle part. Point d’autre lieu qu’une étable… où mettre au monde l’enfant !

Qu’y a-t-il d’exceptionnel à cela ? C’est étrangement la situation de beaucoup en notre monde. Et pourtant, le cri de l’enfant nouveau-né qui monte au cœur du silence de la nuit semble réveiller la joie au ciel et mettre dans l’allégresse le cœur des anges ! Mais pourquoi cette joie ?

Et pourquoi déranger des bergers ? Ils ne font que leur boulot ! Et en plus, dixit les gens de l’époque, ils sont malhonnêtes et voleurs… alors pourquoi leur annoncer cette nouvelle : « aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. » (Lc 2,10-11). En quoi sont-ils concernés par la naissance de ce Sauveur ?

Aujourd’hui « la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. » (Saint Paul à Tite 2,11). Dieu vient, en toute simplicité, nous redire l’amour qu’il porte à sa création, l’amour qu’il porte à notre humanité !

Oui, pas besoin d’être un grand de ce monde, d’être parfait pour avoir accès à la Bonne Nouvelle ! Ouvrons simplement la porte de notre cœur ! Ouvrons la porte de notre vie ! La Bonne Nouvelle est pour tous ! L’amour de Dieu est là… il ne fait pas de différence entre les hommes… Dieu se fait l’Emmanuel, Dieu avec nous ! Jésus, Dieu sauve !

«  En effet, dans cet Enfant se manifeste Dieu-Amour : Dieu vient sans armes, sans la force, parce qu’il n’entend pas conquérir, pour ainsi dire, de l’extérieur, mais il entend plutôt être librement accueilli par l’homme ; Dieu se fait Enfant sans défense pour vaincre l’orgueil, la violence, la soif de possession de l’homme. En Jésus, Dieu a assumé cette condition pauvre et désarmante pour nous vaincre par l’amour et nous conduire à notre véritable identité. Nous ne devons pas oublier que le titre le plus grand de Jésus Christ est précisément celui de « Fils », Fils de Dieu. »(Benoit XVI, audience générale du 23 décembre 2009)

En ce jour de fête, prenons le temps de reconnaître la présence de Dieu dans nos vies, prenons le temps de l’écouter nous redire ces mots même qu’il nous a adressé au jour de notre baptême : « Tu es mon enfant bien aimé, en toi j’ai mis tout mon amour ! ». Prenons conscience, ensemble, que Noël aujourd’hui est cette enfantement de la Parole de Dieu qui se fait dans ma vie. Prenons le temps d’ouvrir la porte au Sauveur, de dire à Dieu : « Me voici, que tout se passe pour moi selon ta parole ». (Lc 1,38) C’est là la source de la paix et de la joie. Amen.

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