Pour ceux qui ont raté les épisodes précédant de l’évangile, rappelons-nous. Jésus vit un certain succès: il guérit les malades, chasse les esprits mauvais… et les gens en parlent. Ils témoignent de ce qu’ils ont vu et entendu. De même, ceux qui ont été libérés d’esprit mauvais ou qui ont été guérit, ne peuvent s’empêcher de proclamer les bienfaits que Jésus a fait pour eux. Aujourd’hui encore, ceux qui assiste à la guérison du paralysé rendent gloire à Dieu en disant: «Nous n’avons jamais rien vu de pareil.» (Marc 2,12)

Et moi? Quel est mon témoignage? Ai-je à coeur de raconter les signes de Dieu que je peux recevoir dans ma vie? Ai-je à coeur de rendre gloire à Dieu pour les signes qu’il accomplit dans la vie de chacun?

Un des plus beaux signes que Dieu peut accomplir dans ma vie, là où il me dit «Mon fils, tes péchés sont pardonnés.» (Marc 2,5) et «Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi» (Marc 2,11) est dans le sacrement de la réconciliation, la confession.

Oh, peut-être suis-je comme les scribes qui peuvent se dire: «Qui donc peut pardonner les péchés sinon Dieu seul?» (Marc 2,7). Oui, pourquoi est-il nécessaire d’aller trouver un prêtre pour qu’il me pardonne mes péchés. Je peux me débrouiller seul avec le Bon Dieu. Comme dans l’évangile de ce jour, en allant trouver le ministre ordonné qu’est le prêtre, celui que le Christ a appelé pour accomplir ce beau ministère au coeur de la communauté, j’entends une parole non pas qui me juge ou m’écrase mais une parole qui me relève. En allant trouver le prêtre, je vais recevoir, au nom du Christ lui-même, une parole qui me remet debout, une parole qui me met en marche. La Parole devient un évènement de mon histoire.

Je sais bien que parfois, devant ce sacrement de la réconciliation, nous sommes comme le paralysé de l’Evangile. C’est porter par les autres, par telle ou telle rencontre que j’y vais. Et souvent, comme confesseur je peux constater que la parole reçu par le pénitent est une parole qui le relève. A en juger par le sourire qui habite son visage, je peux dire qu’il est comme ce paralysé qui s’entend dire: «Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi» (Marc 2,11)

A travers ce sacrement, c’est aussi la prophétie d’Isaïe, entendue en première lecture, qui se réalise: «Ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau: il germe déjà, ne le voyez-vous pas?» (Isaïe 43,19) Car Dieu, par ce qu’il est, ne peut pas retenir notre péché. Pour un coeur qui se tourne vers lui, Dieu ne peut pas ne pas offrir sa miséricorde. Ré-entendons ce que nous dit le psalmiste en ce jour: «Pitié pour moi, Seigneur, guéris-moi, car j’ai péché contre toi!» (Psaume 40(41),5) et «Seigneur, prends pitié de moi; et je saurai que tu m’aimes.» (Psaume 40(41),11-12).

Le monde nouveau que Dieu nous promet est un monde bâti sur son pardon inconditionnel: «Moi, oui, moi je pardonne tes révoltes, à cause de moi-même, et je ne veux plus me souvenir de tes péchés.» (Isaïe 43,25).

N’ayons donc pas peur d’aller entendre cette parole de Dieu qui nous relève à travers la bouche de celui que Dieu a consacré; par celui sur qui Dieu a mis sa marque. (Cf. 2 Corinthiens 1,22). Amen.

Homélie pour le septième dimanche ordinaire – Année B

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