Mouton

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger… » (Jean 10,11). Ces paroles de Jésus viennent éclairer l’onction des malades que nous célébrons au cœur de l’Eucharistie de ce dimanche.

Ces paroles de Jésus sont apaisantes. Il se présente à nous comme celui qui prend soin de nous car telle est la mission du berger, du pasteur. Ce dernier doit prendre soin du troupeau qui lui est confié. Il doit s’assurer que le troupeau se nourrisse des verts pâturages mais aussi il doit prendre un soin tout particulier de la bête blessée, malade. C’est bien parce qu’il prend soin de nous que Jésus est le bon pasteur, le vrai berger: il donne sa vie pour ses brebis (v.11), il connait ses brebis et celles-ci le connaissent (v.15).

Aujourd’hui, Jésus va se faire encore plus proche de vous par la grâce de l’onction des malades. En effet, « chaque fois que nous célébrons ce sacrement, le Seigneur Jésus, dans la personne du prêtre, se fait proche de celui qui souffre et qui est gravement malade ou âgé. » (Pape François, audience du 26 février 2014)

Par cette célébration, nous continuons ce que faisaient les Apôtres dès les premiers temps de l’Église. Dans sa lettre, saint Jacques recommande: « L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. » (Jacques 5,14-15) C’est donc dans la suite des Apôtres, fort de l’enseignement de Jésus, que nous célébrons la miséricorde de Dieu pour les malades ou les personnes âgées. Oui, ce matin, c’est Jésus lui-même, le bon pasteur, le vrai berger, qui s’approche de vous. « C’est Jésus lui-même qui arrive pour soulager le malade, pour lui donner la force, pour lui donner l’espérance, pour l’aider ; et aussi pour lui pardonner ses péchés. Et cela est très beau ! » (Pape François, Audience du 26 février 2014)

Notre joie, votre joie « découle du fait que dans le sacrement est présent le Seigneur Jésus lui-même, qui nous prend par la main, nous caresse comme il le faisait avec les malades et nous rappelle que désormais, nous lui appartenons et que rien — pas même le mal et la mort — ne pourra jamais nous séparer de Lui. » (Ibid.) Cette tendresse de Dieu va se manifester par l’imposition des mains et l’onction d’huile que je vais faire sur votre front et sur vos mains.

« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger… » (Jean 10,11) En ce dimanche du Bon Pasteur, dimanche de prière pour les vocations sacerdotales et à la vie consacrée, prions aussi pour ceux que le Seigneur appelle à sa suite pour être, en son nom, au milieu de nous, le bon pasteur, le vrai berger. Prions pour qu’au cœur de notre communauté paroissiale se lève des jeunes qui, à la suite et à l’image du Christ, donnent leur vie pour être ces pasteurs qui nous conduisent sur les verts pâturages de l’intimité avec Dieu.

A vous, qui souvent au cœur de la maladie ou du poids des ans qui se fait sentir cherchez parfois qu’elle est votre mission au cœur de l’Eglise, priez tout particulièrement pour les vocations sacerdotales et à la vie consacrée. N’ayez pas peur de vous unir tout particulièrement au Christ en offrant votre vie pour cette noble cause. Au cœur de la maladie ou de la vieillesse, le Seigneur sera agréer votre prière et y répondre.

En ce jour, offrons tous notre vie au Christ, le bon pasteur, le vrai Berger qui offre sa vie pour pour nous, qui nous connaît. Laissons-nous conduire par lui aux verts pâturages de son amour, de sa miséricorde. Amen.

Homélie pour le 4ème dimanche de Pâques – Année B
Dimanche de prière pour les vocations sacerdotales et à la vie consacrée
Célébration du sacrement des malades

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