Les chalets sont installés. L’animation et l’effervescence commencent. Beaucoup sont dans les starting-blocks pour la course à la consommation. Voilà que l’on voudrait nous faire humer ce soit disant bon parfum de fête. Mais de quelle fête parle-t-on ? Celle du porte-monnaie ? J’ai bien peur qu’elle soit réduite pour beaucoup en cette année de crise… J’ai bien peur que pour beaucoup de familles, la fête soit bien triste cette année…

Noël ? Ce n’est pas d’abord la fête de la famille. C’est d’abord la fête parce qu’une Bonne Nouvelle nous est offerte en cadeau. C’est la fête parce qu’un parfum d’amour vient enrichir notre terre. Dieu vient nous rejoindre au plus profond de notre fragilité, de nos pauvretés. A Noël, Dieu est sur la paille, sans logement comme tant de monde près de nous. Gloire à Dieu et paix sur la terre. Noël, c’est Dieu qui vient sur la paille de nos vies, la paille de nos cœurs pour y faire sa demeure. Noël, c’est Dieu fragile dans un enfant, et c’est à nous qu’il se confie.

Voilà quatre semaines qui s’ouvrent devant nous pour nous préparer à cet accueil. Quatre semaines pour vivre le dépouillement du strass et des paillettes de nos vies pour accueillir la Vérité qui se donne à nous : Dieu vient dans l’étable de mon cœur.

Je suis prêtre de l’Église Catholique, vicaire général du diocèse d'Amiens, curé de la paroisse de la Paix, délégué épiscopal à l'accompagnement des séminaristes. Je suis aussi membre de l'Institut Notre Dame de Vie.

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