TombeauAvec toutes les lectures de cette Veillée Pascale, nous venons de traverser, de relire, une histoire d’amour: celle de Dieu pour l’humanité, de la beauté de la Création au Salut offert par la mort et la Résurrection de Jésus en passant par les récits des prophètes.

Avec les trois autres temps liturgiques, que sont la liturgie de la lumière, la liturgie baptismale et celle de l’Eucharistie, il s’agit de pouvoir comprendre et même expérimenter comment Dieu nous fait passer des ténèbres du péché, de la mort à la lumière, à la vie.

Au coeur de cette Année de la Foi, alors que nous célébrons le coeur même de la foi chrétienne, nous pouvons nous poser la question: «que cherchons-nous?»

Les femmes de l’Évangile se rendent, de grand matin, au tombeau, pour un dernier hommage à Jésus, injustement condamné et crucifié. Mais, en arrivant, surprise: «Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau» (Luc 24,2) mais elles «ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.» (Luc 24,3)

Au lieu de trouver un mort, elles rencontrent deux hommes en vêtements éblouissant, deux anges, qui leurs posent la question: «Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts?» (Luc 24,5)

Cette question nous est posée aujourd’hui encore! Ne cherchons-nous pas facilement Jésus parmi les morts? Ne le plaçons-nous pas trop facilement dans les réalités du passé? Cette interpellation des anges doit pénétrer au plus profond de notre esprit, de notre âme: «POURQUOI CHERCHEZ-VOUS LE VIVANT PARMI LES MORTS?»

Face au témoignage des femmes, Pierre accourt au tombeau, pensant que ces dernières déliraient! Mais il repartira «tout étonné de ce qui était arrivé.» (Luc 24,12) Et moi, suis-je capable de me laisser étonner par cet évènement? Suis-je capable de me laisser étonner par cette évènement le plus important et le plus extraordinaire de l’histoire humaine: Jésus est ressuscité!

Désormais, par ce que nous venons de célébrer ces trois derniers jours: la dernière Cène, la Passion et la Résurrection du Christ, le sens de la vie à totalement changé! Le terme de la vie n’est plus l’impasse de la mort et la chute dans le Sheol, lieu d’une existence misérable. La vie humaine est orientée vers une plénitude au-delà de la mort.

Cette plénitude de la vie au-delà de la mort, nous la recevons par le baptême. C’est ce que nous a dit saint Paul dans l’épître aux Romains: «par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.» (Romains 6,4)

Dans quelques instants, nous allons renouveler notre profession de foi baptismale et vivre le geste de l’aspersion. En faisant mémoire de notre baptême, demandons, intérieurement, de savoir toujours mieux accueillir la vie de perfection, la vie d’amour du Christ ressuscité, joyeux et reconnaissant de ce que le Christ nous a obtenu au prix de ses souffrances et de sa mort.

«Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts?» Soyons désireux d’accueillir cette vie nouvelle du Christ. Cherchons à être toujours plus en contact avec le Vivant, à vivre avec Lui et grâce à Lui. Portons sur notre visage et par notre vie la douce et belle lumière du Ressuscité. Amen.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.