Dieu est la source de ma joie !
27e dimanche ordinaire

Année C

La Parole de Dieu :
  • Habacuc 1, 2-3 ; 2, 2-4
  • Psaume 94(95)
  • 2 Timothée 1, 6-8.13-14
  • Luc 17,5-10
Autres homélies :
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Les temps sont compliqués et il n’est pas toujours facile de se situer comme chrétien au cœur de ce monde. Nous cherchons comment faire pour attirer plus de monde à l’église… nous faisons plein de choses avec beaucoup de générosité… et pourtant, nous avons l’impression d’un épuisement personnel et communautaire. Et en plus, ce n’est pas tout, à la suite du synode, notre évêque nous demande de faire plus : fraternités missionnaires de proximité, les invitations à mettre en œuvre dans nos paroisses… On fait déjà tant de choses et en plus on a du mal à trouver du monde pour les faire. C’est la crise !

Et si, avec Timothée, nous écoutions les conseils de saint Paul ? Et nous pouvons le faire car Timothée, jeune engagé au sein de sa communauté chrétienne, était lui aussi confronté à des difficultés : des faux docteurs se sont introduits dans la communauté et avec eux des querelles et des discussions à n’en plus finir ! Oui, ensemble, écoutons les conseils de Paul.

Le plus important de tous les conseils donnés par Paul : « ravive le don gratuit de Dieu » (2 Timothée 1,6) Ce don est celui de l’Esprit-Saint, qui est reçu, traditionnellement dans l’Église, par l’imposition des mains. (Geste que l’on retrouve dans le sacrement de la confirmation et de l’ordination) Si Paul nous demande de raviver le don de Dieu, c’est que celui-ci peut dormir en nous ! Mais cela signifie aussi que l’Esprit Saint est comme un feu qui couve sous la cendre. Le feu brule en nous mais nous avons laissé la cendre de nos vies le recouvrir… Il nous faut réveiller ce feu en secouant la cendre de nos habitudes ! Et cela est un travail de chaque jour.

Raviver ce feu et le laisser bruler est ce qui transformera nos vies. L’Esprit-Saint qui nous est donné n’est pas un « esprit de peur » mais « un esprit de force, d’amour et de pondération » (2 Timothée 1,7) Ainsi, la force, l’amour et la persévérance sur lesquels il faut nous appuyer ne dépendent pas uniquement de nos propres forces. C’est une force et un amour qui nous viennent de Dieu, qui nous sont donnés. Ainsi, la force n’est pas d’imposer aux autres une façon de faire, ni de tenir à bout de bras, une structure qui n’est plus adaptée. La force est la capacité d’entrer dans le projet de Dieu pour aujourd’hui et d’y entrer avec amour, confiance… Accueillir le feu de l’Esprit qui brûle en nous c’est aussi accepter de laisser ce feu purifier et brûler en nous ce qu’il nous faut abandonner, lâcher, laisser mourir, convertir pour qu’advienne la nouveauté de l’Évangile. C’est la « part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile » (2 Timothée 1,8) qu’il nous faut vivre. Raviver le don gratuit de Dieu est un acte de foi à poser : Dieu a donné son Esprit Saint à chacun mais aussi à la communauté pour que nous osions annoncer l’Évangile, que nous osions être témoin du Christ.

Cependant, tout cela ne se fait pas sur de bons sentiments. Il y a un enracinement nécessaire dans la Parole de Dieu et dans l’enseignement de l’Église qui nous est transmis comme une parole vivante pour aujourd’hui. Cela prend corps dans la Tradition, c’est-à-dire dans l’histoire et l’enseignement reçus de nos pères dans la foi et qu’ils nous ont transmis comme une parole vivante pour aujourd’hui… mais une parole solide. C’est le dépôt de la foi que Paul nous demande de garder fidèlement avec l’aide de l’Esprit Saint (Cf. 2 Timothée 1,14) Il ne s’agit donc pas d’être des perroquets qui répète sans cesse la même chose. Il s’agit d’apprendre, en confiance, à vivre en présence de Dieu aujourd’hui et riche de cet enseignement, témoigner du Christ.

Nous avons un bel exemple de ce que Paul nous invite à vivre avec le synode diocésain. La lettre pastorale post-synodale « A Dieu, tout est possible », que notre évêque a écrite, atteste que cette démarche est le fruit de l’Esprit Saint. Tout ce qui a précédé cette lettre : l’année de la miséricorde, l’année de l’Esprit-Saint, les équipes synodales, l’assemblée synodale… ont été le moment où personnellement et en équipe, nous avons ravivé le don de Dieu. La parole de notre évêque, par la lettre « A Dieu, tout est possible », a enraciné de ce don de Dieu dans la Tradition, dans la Parole vivante et l’enseignement de l’Église. Aujourd’hui, nous pouvons dire que le synode est bien le fruit du don de Dieu que nous avons cherché à raviver pour l’Église de la Somme en nous mettant à l’écoute de la Parole de Dieu et de l’enseignement de l’Église. Alors ne laissons pas ce don de Dieu s’endormir… continuons, avec confiance, à le raviver en mettant en œuvre ce que nous avons discerner comme appel de l’Esprit Saint : fraternité et mission.

Oui, continuons, jour après jour, à raviver le don gratuit de Dieu, à laisser le feu de l’Esprit Saint bruler au cœur de nos vies et de nos communautés. N’ayons pas peur ! Pour cela, adressons simplement, au Seigneur, la même prière que les apôtres : « Augmente en nous la foi. » (Luc 17,5). Amen.

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