Laissons le Christ régner sur notre vie

Afin de nous aider à avancer vers le Royaume de Dieu, l’Église ponctue l’année liturgique par différentes fêtes. Celle d’aujourd’hui est le couronnement de l’année. Nous fêtons le Christ, roi de l’univers. Cette fête est une invitation à nous interroger sur la manière dont laissons le Christ régner sur notre vie.

Aimer, une aventure pour toute la vie ?

Aimer… voilà un acte qui tient au cœur de tout homme et de toute femme. Aimer en vérité, aimer en toute sincérité… mais n’est-ce pas une réalité qui parait à la fois simple et complexe au cœur de l’être humain. L’amour est traversé par tellement de ressentis différents : est-il définitif ? est-il passager ? Qu’est-ce qu’aimer ? Est-ce le sentiment d’un instant ? d’une heure passagère ? Est-ce une aventure au long cours qui peut durer toute une vie ? Est-il possible d’aimer une même personne tout au long de sa vie et de lui rester fidèle ? Est-il raisonnable de s’engager pour toute la vie dans le mariage avec une seule et même personne ? Devant la réalité de l’amour, l’être humain se sent souvent bien fragile.

Que ma bouche chante ta louange !

Aujourd’hui, avec toute l’Église, nous sommes dans la joie. La bienheureuse Vierge Marie, au soir de sa vie sur terre, est montée au ciel corps et âme sans connaitre la corruption de la mort. Elle entre dans la gloire de son Fils.

A cette occasion, la liturgie nous donne d’entendre un passage de l’évangile qui se situe au début de celui-ci : la visitation de Marie à sa cousine Élisabeth. Lors de la rencontre de ces deux femmes, l’Esprit-Saint a fait tressaillir les enfants qu’elles portaient en leur sein. De ce tressaillement de l’Esprit Saint, il monte du cœur et des lèvres de la Vierge Marie cette belle prière du Magnificat.

Toi que nous pouvons déjà appeler notre Père

Une fois n’est pas coutume, je voudrais m’arrêter, aujourd’hui, sur l’oraison de ce dimanche. Nous avons formulé une prière audacieuse : « Dieu éternel et tout-puissant, toi que nous pouvons déjà appeler notre Père, fais grandir en nos cœurs l’esprit filial, afin que nous soyons capables d’entrer un jour dans l’héritage qui nous est promis… » (Collecte du 19èmedimanche ordinaire)

Où es-tu donc ?

« Où es-tu donc ? »(Genèse 3,9) C’est par cette question que commence la première lecture de ce dimanche. Le plus surprenant est que cette question est posée par Dieu. Il est à la recherche de l’homme. Pourquoi Dieu recherche-t-il l’homme ? N’est-ce pas plutôt nous qui sommes à la recherche de Dieu ?

Déclaration d’amour

Aujourd’hui, nous sommes dans la joie. C’est un jour de fête : vos familles, qui sont là et qui vous entourent, en témoignent. C’est un jour de fête mais pourquoi donc ? Qu’allez-vous faire ? Vous allez faire votre profession de foi. Devant tous, vous allez dire votre foi. Vous allez dire la foi de l’Église, cette foi qui unit l’ensemble des baptisés entre eux. Mais connaissez-vous le sens profond de cet acte que vous allez poser ? Aujourd’hui, vous allez faire une déclaration d’amour !

Pour qu’ils soient comblés de joie !

Aujourd’hui est un jour de grande joie ! C’est une grande joie pour vous les enfants et vos familles car vous allez recevoir Jésus pour la première fois en participant pleinement à la communion. C’est une grande joie pour toute la paroisse car, au nom de notre évêque, je vais envoyer en mission l’Équipe de Conduite Pastorale. Vous le verrez tout à l’heure, cette équipe est composée de votre curé et de cinq laïcs. Ensemble, ils se mettront sous le regard du Seigneur par la prière pour discerner, à travers les évènements de la vie, comment annoncer l’Évangile sur la paroisse, en lien avec le reste du diocèse.

Mais la joie principale de ce jour nous la trouvons dans la parole de Dieu que nous avons entendu !

« Que votre joie soit parfaite… » (Jean 15,11)

Cette semaine encore, Jésus nous invite à la joie. Rien de plus normal me direz-vous car la joie est une caractéristique majeure de l’évangile ! Mais qu’est-ce que la joie ? Si je prends le dictionnaire, je trouve la définition suivante : « Joie, nom féminin : sentiment de plaisir, de bonheur intense, caractérisé par sa plénitude et sa durée limitée, et éprouvé par quelqu’un dont une aspiration, un désir est satisfait ou en voie de l’être. »ou encore « ce qui provoque chez quelqu’un un sentiment de vif bonheur ou de vif plaisir. » (Larousse)
Quelle est cette joie que Jésus nous offre ? Est-ce un contrat à durée limitée ? Que veut dire Jésus quand il nous dit : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »(Jean 15,11) Jésus nous souhaite une joie parfaite… Qu’est-ce que la joie parfaite ? Qu’est-ce que la joie évangélique ?

« Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures »

« Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. » (Luc 24,45) Je ne sais pas pour vous, mais moi, là, je suis frustré ! Jésus fait une catéchèse à ses disciples. Celle-ci leur permet de comprendre avec intelligence les Écritures, c’est-à-dire la Parole de Dieu mais l’auteur de l’évangile ne nous livre pas cette catéchèse ! Moi aussi, j’aimerai comprendre avec intelligence les Écritures. Comprendre avec intelligence, ce n’est pas comprendre uniquement de façon intellectuelle. Comprendre avec intelligence, c’est comprendre aussi avec son cœur, de tout son être.

Il nous a aimé jusqu’au bout… Alléluia !

« Il nous a aimé jusqu’au bout… »

Cet amour du Seigneur ne nous a pas enfermé dans la mort. Il nous ouvre à la vie. Cette longue histoire que nous venons de relire est notre histoire. C’est notre album de famille que nous avons feuilleté. Il nous raconte comment Dieu nous a fait passer de la mort à la vie, du néant à l’existence. Cette histoire nous parle d’amour…

Cette histoire commence par un grand cri de joie : « Qu’éclate dans le ciel la joie des anges ! Qu’éclate de partout la joie du monde ! Qu’éclate dans l’Église la joie des fils de Dieu ! »(Exultet) D’où vient une telle joie ? La mort est vaincue ! Le Christ est ressuscité ! Il est vivant ! L’amour a vaincu la mort et le péché ! L’amour vécu jusqu’au bout peut rencontrer la mort mais celle-ci ne peut l’éteindre. De la mort, l’amour fait jaillir la vie !