« Je me lèverai, j’irai vers mon père… »(Luc 15,18)

C’est la crise ! Oui, c’est la crise au sein de cette famille où la fraternité ne semble plus pouvoir être vécue. « Un homme avait deux fils… »(Luc 15,3) et l’un des deux veut recevoir sa part d’héritage afin de pouvoir prendre le large. Il veut couper son lien de filiation. Il veut être libre ! L’autre fils semble fidèle. Il reste auprès de son père.La fraternité est un véritable défi car elle se reçoit. Elle s’accueille. Je ne choisis pas mes frères contrairement à mes amis. Il y a quelque chose de naturel dans la fraternité et pourtant, si je ne fais pas l’effort de l’accueillir, je risque fort de me trouver dans la situation de l’un des deux fils de la parabole.

Dans la joie d’un coeur purifié

Aujourd’hui, nous entrons dans le temps du carême. Avant de voir ces 40 jours comme des jours qui peuvent être pesant par les efforts qu’il nous faut faire, souvenons-nous du but que nous devons atteindre. Ce temps, Dieu nous l’accorde pour nous « préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié. »(Préface du Carême I) Le but est donc de pouvoir célébrer les fêtes de Pâques « dans la joie d’un cœur purifié »(Ibid.), en retrouvant la pureté du cœur (Cf. Préface du Carême II) Laissons cette béatitude vibrer en nous : « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » (Matthieu 5,8)

« Nous voudrions voir Jésus. »

« Nous voudrions voir Jésus. » (Jean 12,21) Cette demande de quelques Grecs (des juifs de la diaspora) montés à Jérusalem pour la Pâque vient éclairer l’envoi en mission de l’Équipe de Conduite Pastorale de la paroisse.

Comment ces grecs ont-ils entendu parler de Jésus ? Ont-ils été témoins d’une exhortation de Jésus à la foule ? Ont-ils entendu le récit d’une guérison ? Ont-ils entendu des témoignages sur Jésus ? Le récit de l’évangile ne nous dit rien. Ils veulent voir Jésus c’est-à-dire le rencontrer, lui parler et ainsi faire sa connaissance.

Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé

Étrange serpent sauveur ! En effet, quel est ce serpent de bronze élevé par Moïse dans le désert ? Une telle image fait penser plus spontanément au caducée des médecins et autres professions médicales. N’est-ce pas à ce serpent enroulé autour d’un bâton que nous reconnaissons la voiture d’un médecin ?

Qu’est-ce que cela signifie ? Sur le caducée, nous voyons un bâton, symbolisant l’arbre de vie, surmonté d’un miroir. Ce dernier symbolise la prudence que le médecin doit avoir avant chaque décision. Autour de ce bâton est enroulé un serpent… le symbole du dieu grec de la médecine. Mais alors, quel point commun avec l’image employée par Jésus ?

Le carême: s’ajuster au projet de Dieu

La Parole de Dieu que nous venons d’entendre vient nous interroger sur le projet de Dieu. Dieu a un projet pour chacun de nous : il veut nous faire entrer dans une intimité plus grande avec lui. Cela passe par des appels divers et variés qui ont tous un point commun : ils nous font marcher à la suite du Christ !

Au désert avec Jésus pour le combat de la foi…

Comme nous l’avons entendu dans l’Évangile, nous commençons par partir à avec Jésus au désert. Mais qu’allons-nous faire au désert ? un trek ? une course d’orientation ? mourir de soif ? transpirer à ne rien faire ? nous ennuyer ? Qu’allons-nous faire au désert ?

Pour un carême au goût de saint Valentin !

Aujourd’hui, deux évènements se rencontrent dans le calendrier. L’un a une teneur plus commerciale : la saint Valentin. L’autre a une teneur plus ascétique : l’entrée en Carême. Certains regrettent cette coïncidence de calendrier : comment fêter la saint Valentin en respectant ce jour de jeûne et d’abstinence ? Nous pouvons aussi y voir une formidable occasion de fêter l’amour d’une manière neuve !

Carême 5 – Année A

Qui n’a jamais supplié le Seigneur quand un de ses proches était malade ? voir même mourant ? Marthe et Marie, dont le frère Lazare est malade, vont supplier Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » (Jean 11,3). La réaction de Jésus est surprenante. Il ne semble pas inquiet pour son ami : il ne se rend pas immédiatement auprès de ses amis, il reste deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Réaction étonnante vis-à-vis de ceux qui semblent être des amis ! Nous pourrions même croire que cela est simplement pour servir la cause de Jésus : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » (Jean 11,4). Détrompons-nous ! L’attitude de Jésus veut provoquer chez ses interlocuteurs la foi !

Carême 4 – Année A

Ce quatrième dimanche de carême est appelé laetare ou dimanche de la joie. La liturgie nous invite à goûter déjà la joie de Pâques, la joie de la résurrection. La joie à laquelle nous sommes invités ne vient pas du monde ni de nous. Elle vient de la rencontre avec le Seigneur Jésus Christ. « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » (Pape François, Evangelii Gaudium, n°1)