Laissons le Christ régner sur notre vie

Afin de nous aider à avancer vers le Royaume de Dieu, l’Église ponctue l’année liturgique par différentes fêtes. Celle d’aujourd’hui est le couronnement de l’année. Nous fêtons le Christ, roi de l’univers. Cette fête est une invitation à nous interroger sur la manière dont laissons le Christ régner sur notre vie.

Le Christ nous a aimé jusque sur la croix

« Il nous aima jusqu’au bout… ».

Ces mots de l’évangile d’hier résonnent encore à nos oreilles. Il nous aima jusqu’au bout et nous le contemplons mort, crucifié sur le bois de la croix. Il est là : nu, dépouillé de tout, livré à la risée des hommes, abandonné de tous. Il est là : humilié, déshonoré. Et il nous aime !

C’est pour nous, pour notre péché, qu’il est mort. C’est par notre péché qu’il a été condamné, crucifié. Il nous aime ! Il ne veut pas nous abandonner à la mort du péché. Il nous aime et pour cela, il a été jusqu’au bout de l’amour.

Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé

Étrange serpent sauveur ! En effet, quel est ce serpent de bronze élevé par Moïse dans le désert ? Une telle image fait penser plus spontanément au caducée des médecins et autres professions médicales. N’est-ce pas à ce serpent enroulé autour d’un bâton que nous reconnaissons la voiture d’un médecin ?

Qu’est-ce que cela signifie ? Sur le caducée, nous voyons un bâton, symbolisant l’arbre de vie, surmonté d’un miroir. Ce dernier symbolise la prudence que le médecin doit avoir avant chaque décision. Autour de ce bâton est enroulé un serpent… le symbole du dieu grec de la médecine. Mais alors, quel point commun avec l’image employée par Jésus ?

Vendredi Saint

Frères et sœurs, en ce jour où nous célébrons la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ, comment ne pas laisser ces mots du prophètes Isaïe résonner dans nos vies ? La Passion n’est pas finie… elle se poursuit dans tous ces lieux touchés par la guerre ; elle se poursuit dans tous ces lieux où l’angoisse étreint les uns et les autres ; elle se poursuit dans tous ces lieux où les malades agonisent dans la solitude ; elle se poursuit dans tous ces lieux où l’odeur du sang et du désespoir domine ; elle se poursuit au cœur de toutes nos souffrances.

Homélie pour les Rameaux et la Passion – C

Qui est-il cet homme que nous avons acclamé comme un roi ? Qui est-il cet homme que nous contemplons maintenant mort sur la croix ? Qui est-il ? Faut-il répondre simplement avec le centurion : « Celui-ci était réellement un homme juste » (Luc 23,47) ? ou pouvons-nous aller un peu plus loin et proclamer, avec saint Paul dans l’hymne aux Philippiens : « ‘Jésus Christ est Seigneur’ à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2,11) ?

« C’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé » (Isaïe 53,4)

« Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. » (Jean 19,30) C’est ainsi que le serviteur a réussi, qu’il est monté, qu’il