Etre le premier et avoir la meilleure place ?

Être le premier et avoir la meilleur place… ça peut être long et demander beaucoup d’énergie… ça peut être couteux ! Ce désir qui habite notre société contemporaine n’est pas un désir nouveau. Il habitait déjà le cœur des apôtres puisque Jacques et Jean osent demander à Jésus, alors qu’il vient d’annoncer sa passion, de siéger l’un à sa droite et l’autre à sa gauche quand il sera dans la gloire !
Bien sur cette demande crée la zizanie parmi les Apôtres : pourquoi Jacques et Jean et pas eux ? En effet, celui qui obtient d’être le premier, d’avoir la meilleure place, l’a fait en éliminant les autres… pourquoi y aurait-il une sélection parmi les disciples de Jésus ? Jésus va alors profiter de la situation pour faire une petite catéchèse sur ce qu’est un disciple.

« Que votre joie soit parfaite… » (Jean 15,11)

Cette semaine encore, Jésus nous invite à la joie. Rien de plus normal me direz-vous car la joie est une caractéristique majeure de l’évangile ! Mais qu’est-ce que la joie ? Si je prends le dictionnaire, je trouve la définition suivante : « Joie, nom féminin : sentiment de plaisir, de bonheur intense, caractérisé par sa plénitude et sa durée limitée, et éprouvé par quelqu’un dont une aspiration, un désir est satisfait ou en voie de l’être. »ou encore « ce qui provoque chez quelqu’un un sentiment de vif bonheur ou de vif plaisir. » (Larousse)
Quelle est cette joie que Jésus nous offre ? Est-ce un contrat à durée limitée ? Que veut dire Jésus quand il nous dit : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »(Jean 15,11) Jésus nous souhaite une joie parfaite… Qu’est-ce que la joie parfaite ? Qu’est-ce que la joie évangélique ?

« Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures »

« Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. » (Luc 24,45) Je ne sais pas pour vous, mais moi, là, je suis frustré ! Jésus fait une catéchèse à ses disciples. Celle-ci leur permet de comprendre avec intelligence les Écritures, c’est-à-dire la Parole de Dieu mais l’auteur de l’évangile ne nous livre pas cette catéchèse ! Moi aussi, j’aimerai comprendre avec intelligence les Écritures. Comprendre avec intelligence, ce n’est pas comprendre uniquement de façon intellectuelle. Comprendre avec intelligence, c’est comprendre aussi avec son cœur, de tout son être.

Le Christ nous a aimé jusqu’au bout.

Par cette célébration du Jeudi Saint, nous ouvrons le beau Triduum Pascal. Ces trois jours pour nous conduire au cœur même de la foi chrétienne : célébrer le Christ mort et ressuscité. Ces célébrations trouveront leur point culminant au cœur même de la Veillée Pascale avec l’annonce de la Résurrection. Ils nous font découvrir comment le Christ nous a aimé jusqu’au bout.

En ce premier jour, nous prenons le temps de nous assoir avec le Christ. Il nous invite à son dernier repas. Au cours de celui-ci, nous allons recevoir un enseignement de la part du Christ qui vaut un ordre de mission ! Cet enseignement nous dit aussi quel est notre devenir de disciples.

« Nous voudrions voir Jésus. »

« Nous voudrions voir Jésus. » (Jean 12,21) Cette demande de quelques Grecs (des juifs de la diaspora) montés à Jérusalem pour la Pâque vient éclairer l’envoi en mission de l’Équipe de Conduite Pastorale de la paroisse.

Comment ces grecs ont-ils entendu parler de Jésus ? Ont-ils été témoins d’une exhortation de Jésus à la foule ? Ont-ils entendu le récit d’une guérison ? Ont-ils entendu des témoignages sur Jésus ? Le récit de l’évangile ne nous dit rien. Ils veulent voir Jésus c’est-à-dire le rencontrer, lui parler et ainsi faire sa connaissance.

« Quand vous avez reçu la Parole de Dieu… »

Dans la liturgie de ce jour, saint Paul nous invite à accueillir les lectures pour ce qu’elles sont réellement : non pas une parole d’homme mais la parole de Dieu. Nous l’entendons de la bouche de l’apôtre Paul aujourd’hui, mais c’est ce que nous redisons à chaque liturgie. En effet, après chaque lecture, quand le lecteur proclame : « Parole du Seigneur », nous répondons : « Nous rendons grâce à Dieu ». De même à la fin de l’Évangile, quand le ministre ordonné proclame : « Acclamons la Parole de Dieu » et que nous répondons : « Louange à toi, Seigneur Jésus ». Nous attestons par-là, que ces paroles ne sont pas de simples paroles d’homme mais qu’elles sont paroles de Dieu.

Les vignerons homicides

Dans cette parabole, Jésus nous dresse un beau portrait de son Père. Il le présente comme le maître d’un domaine. Ce domaine, il en prend soin : il y plante une vigne, il la protège avec une clôture et une tour de garde. Il prévoit, dès la plantation de la vigne, le fruit que l’on va pouvoir tirer de celle-ci : il fait creuser un pressoir. Il prévoit tout pour que cette vigne soit mise en valeur. Dieu, dans la création, a tout fait pour que celle-ci soit belle et bonne.