Dans la joie d’un coeur purifié

Aujourd’hui, nous entrons dans le temps du carême. Avant de voir ces 40 jours comme des jours qui peuvent être pesant par les efforts qu’il nous faut faire, souvenons-nous du but que nous devons atteindre. Ce temps, Dieu nous l’accorde pour nous « préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié. »(Préface du Carême I) Le but est donc de pouvoir célébrer les fêtes de Pâques « dans la joie d’un cœur purifié »(Ibid.), en retrouvant la pureté du cœur (Cf. Préface du Carême II) Laissons cette béatitude vibrer en nous : « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » (Matthieu 5,8)

Voir, marcher, offrir

Debout ! Lève-toi ! et marche ! Voilà l’appel qu’adresse le prophète Isaïe au peuple de Jérusalem. Ce dernier vit dans une atmosphère morose, triste. L’avenir semble bouché. Peut-on espérer dans un monde où l’humeur général est à la morosité, à la déprime ? C’est dans cette ambiance que s’élève le cri d’Isaïe : « Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. » (Isaïe 60,1) C’est avec la même force, le même enthousiasme que ce cri retenti pour nous aujourd’hui… mais comment entrer dans une telle espérance ? Comment entrer dans la joie de cet appel de Dieu ? Regardons et imitons les mages ! Avec eux, il s’agit de voir, marcher et offrir.

Que ma bouche chante ta louange !

Aujourd’hui, avec toute l’Église, nous sommes dans la joie. La bienheureuse Vierge Marie, au soir de sa vie sur terre, est montée au ciel corps et âme sans connaitre la corruption de la mort. Elle entre dans la gloire de son Fils.

A cette occasion, la liturgie nous donne d’entendre un passage de l’évangile qui se situe au début de celui-ci : la visitation de Marie à sa cousine Élisabeth. Lors de la rencontre de ces deux femmes, l’Esprit-Saint a fait tressaillir les enfants qu’elles portaient en leur sein. De ce tressaillement de l’Esprit Saint, il monte du cœur et des lèvres de la Vierge Marie cette belle prière du Magnificat.

Il prend patience envers nous…

« Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils ; mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l’accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. » (Collecte du 2ème dimanche de l’Avent)

Pentecôte – Année A

Qui es-tu Esprit-Saint ? Le Père et le Fils, je vois à peu près qui ils sont… mais Toi, qui es-tu ? Tu es la troisième personne de la Sainte Trinité, le souffle de Dieu, celui par qui tout est créé, celui qui donne vie. Si je peux connaître le Père et le Fils, c’est grâce à Toi… mais tu es et reste souvent le grand inconnu alors que sans Toi nous ne serions pas là !Une colombe, le feu, le souffle sont souvent les images que nous employons pour essayer de te décrire… mais tu dépasses celles-ci. Elles nous disent beaucoup de Toi, mais elles ne disent pas tout ! Tu es aussi pour nous avocat, éducateur, consolateur, libérateur… Comme pour le Père et le Fils, pour te connaître, je peux te prier, je peux t’implorer. C’est aussi en regardant ma vie, en regardant le monde qui m’entoure que je peux mieux te connaître.

Pâques 6 – Année A

« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. » (Jean 14,15)Combien de fois, quand on nous parle de la foi chrétienne, elle est présentée comme une morale à vivre ! Et si nous la voyons comme cela, c’est effectivement insupportable ! Si nous avons bien prêté attention à l’évangile de ce jour, Jésus vient nous dire autre chose sur la vie de ses disciples. Il place l’amour avant tout !

Pâques 2 – Année A

C’est une grande nouvelle que la résurrection du Christ ! Une nouvelle si grande que l’Église nous a donné huit jours complets en nous disant que c’était Pâques chaque jour de cette semaine. Une nouvelle si grande que nous nous y sommes préparés pendant quarante jours et que nous la fêtons pendant cinquante jours… jusqu’à Pentecôte ! Mais je vous avoue être frappé par le peu de joie que semble susciter cette nouvelle ou par la difficulté que nous avons à la porter sur notre visage.