Etre le premier et avoir la meilleure place ?

Être le premier et avoir la meilleur place… ça peut être long et demander beaucoup d’énergie… ça peut être couteux ! Ce désir qui habite notre société contemporaine n’est pas un désir nouveau. Il habitait déjà le cœur des apôtres puisque Jacques et Jean osent demander à Jésus, alors qu’il vient d’annoncer sa passion, de siéger l’un à sa droite et l’autre à sa gauche quand il sera dans la gloire !
Bien sur cette demande crée la zizanie parmi les Apôtres : pourquoi Jacques et Jean et pas eux ? En effet, celui qui obtient d’être le premier, d’avoir la meilleure place, l’a fait en éliminant les autres… pourquoi y aurait-il une sélection parmi les disciples de Jésus ? Jésus va alors profiter de la situation pour faire une petite catéchèse sur ce qu’est un disciple.

Ils s’en allèrent proclamer l’Évangile…

Voici venu le temps du départ, de la séparation… Avec la fête de l’Ascension, Jésus quitte physiquement ses Apôtres pour entrer dans la gloire de son Père. Ce temps de séparation pourrait être un moment de tristesse, de solitude mais l’évangile nous fait pressentir la joie ! Les Apôtres, après que Jésus « fut enlevé au ciel »(Marc 16,19), « s’en allèrent proclamer l’Évangile. »(Marc 16,20) Comment proclamer l’Évangile, si nous ne sommes pas habités par la joie de celui-ci ? Comment les Apôtres peuvent-ils être dans la joie au moment de l’à-Dieu d’avec Jésus ?

Les vignerons homicides

Dans cette parabole, Jésus nous dresse un beau portrait de son Père. Il le présente comme le maître d’un domaine. Ce domaine, il en prend soin : il y plante une vigne, il la protège avec une clôture et une tour de garde. Il prévoit, dès la plantation de la vigne, le fruit que l’on va pouvoir tirer de celle-ci : il fait creuser un pressoir. Il prévoit tout pour que cette vigne soit mise en valeur. Dieu, dans la création, a tout fait pour que celle-ci soit belle et bonne.