« Je me lèverai, j’irai vers mon père… »(Luc 15,18)

C’est la crise ! Oui, c’est la crise au sein de cette famille où la fraternité ne semble plus pouvoir être vécue. « Un homme avait deux fils… »(Luc 15,3) et l’un des deux veut recevoir sa part d’héritage afin de pouvoir prendre le large. Il veut couper son lien de filiation. Il veut être libre ! L’autre fils semble fidèle. Il reste auprès de son père.La fraternité est un véritable défi car elle se reçoit. Elle s’accueille. Je ne choisis pas mes frères contrairement à mes amis. Il y a quelque chose de naturel dans la fraternité et pourtant, si je ne fais pas l’effort de l’accueillir, je risque fort de me trouver dans la situation de l’un des deux fils de la parabole.

Dans la joie d’un coeur purifié

Aujourd’hui, nous entrons dans le temps du carême. Avant de voir ces 40 jours comme des jours qui peuvent être pesant par les efforts qu’il nous faut faire, souvenons-nous du but que nous devons atteindre. Ce temps, Dieu nous l’accorde pour nous « préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié. »(Préface du Carême I) Le but est donc de pouvoir célébrer les fêtes de Pâques « dans la joie d’un cœur purifié »(Ibid.), en retrouvant la pureté du cœur (Cf. Préface du Carême II) Laissons cette béatitude vibrer en nous : « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » (Matthieu 5,8)

Etre miséricordieux comme le Père ?

Dans une société où la tolérance est le maitre mot alors que l’on ne supporte pas que les autres puissent avoir une opinion différente ; dans une société où la tolérance est le maitre mot alors que c’est celui qui a parlé le dernier ou le plus fort qui l’emporte ; dans une société où la tolérance est le maitre mot et où l’on a des dialogues de sourds ; dans une société où l’individualisme l’emporte sur tout, l’évangile que nous venons d’entendre nous donne une grande claque dans la figure ! Présentons-lui l’autre joue afin que le Seigneur nous réveille totalement et que nous entrions totalement dans la dynamique de l’amour à laquelle il nous appelle

Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu…

« Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu… »(1 Corinthiens 15,3). Et qu’a reçu et transmis saint Paul ? « Le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures. »(1 Co 15,3-4)

Nous avons là l’énoncé central de la foi chrétienne : la mort et la résurrection du Christ. C’est ce qui nous a été transmis depuis deux-mille ans par une foule ininterrompue de témoins. C’est ce que nous avons à transmettre à notre tour. Tout le cœur de notre foi se trouve résumé dans ces mots que nous appelons : le kérygme.

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »(Luc 4,21)

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »(Luc 4,21)

Ah ! Si tous les curés pouvaient faire des homélies aussi courtes ! Ce serait le bonheur ! Mais nous n’avons pas la pertinence oratoire de Jésus. Ce dernier, en quelques mots, fait comprendre à ses contemporains l’importance du texte d’Isaïe qu’il vient de proclamer et comment cette parole se réalise.

« Tout ce qu’il vous dira, faites-le »

Normalement, à un mariage, les héros de la fête sont les mariés eux-mêmes. Ce sont eux qui sont à l’origine de la fête par la célébration de leur union, par le don qu’ils se font l’un à l’autre. Or dans ce récit des noces de Cana, les mariés semblent absents. Le marié n’est mentionné qu’une seule fois. Il se fait reprocher de ne pas avoir servi le bon vin en premier. Dans ce récit de mariage, c’est un autre couple qui vole la vedette aux mariés : Jésus et sa mère ! Alors portons notre méditation sur ces derniers.

« Préparez le chemin du Seigneur… »

« Préparez le chemin du Seigneur… »(Luc 3,4) Telle est l’invitation que crie Jean le Baptiste à qui veut l’entendre. Cette invitation nous est adressée. Il nous faut préparer le chemin du Seigneur : dans notre vie personnelle mais aussi au cœur du monde.

C’est un vaste chantier, digne d’une véritable entreprise de travaux publics. Nous ne pouvons pas nous dérober vivre ce chantier.

Laissons le Christ régner sur notre vie

Afin de nous aider à avancer vers le Royaume de Dieu, l’Église ponctue l’année liturgique par différentes fêtes. Celle d’aujourd’hui est le couronnement de l’année. Nous fêtons le Christ, roi de l’univers. Cette fête est une invitation à nous interroger sur la manière dont laissons le Christ régner sur notre vie.