Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu…

« Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu… »(1 Corinthiens 15,3). Et qu’a reçu et transmis saint Paul ? « Le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures. »(1 Co 15,3-4)

Nous avons là l’énoncé central de la foi chrétienne : la mort et la résurrection du Christ. C’est ce qui nous a été transmis depuis deux-mille ans par une foule ininterrompue de témoins. C’est ce que nous avons à transmettre à notre tour. Tout le cœur de notre foi se trouve résumé dans ces mots que nous appelons : le kérygme.

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »(Luc 4,21)

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »(Luc 4,21)

Ah ! Si tous les curés pouvaient faire des homélies aussi courtes ! Ce serait le bonheur ! Mais nous n’avons pas la pertinence oratoire de Jésus. Ce dernier, en quelques mots, fait comprendre à ses contemporains l’importance du texte d’Isaïe qu’il vient de proclamer et comment cette parole se réalise.

« Tout ce qu’il vous dira, faites-le »

Normalement, à un mariage, les héros de la fête sont les mariés eux-mêmes. Ce sont eux qui sont à l’origine de la fête par la célébration de leur union, par le don qu’ils se font l’un à l’autre. Or dans ce récit des noces de Cana, les mariés semblent absents. Le marié n’est mentionné qu’une seule fois. Il se fait reprocher de ne pas avoir servi le bon vin en premier. Dans ce récit de mariage, c’est un autre couple qui vole la vedette aux mariés : Jésus et sa mère ! Alors portons notre méditation sur ces derniers.

« Préparez le chemin du Seigneur… »

« Préparez le chemin du Seigneur… »(Luc 3,4) Telle est l’invitation que crie Jean le Baptiste à qui veut l’entendre. Cette invitation nous est adressée. Il nous faut préparer le chemin du Seigneur : dans notre vie personnelle mais aussi au cœur du monde.

C’est un vaste chantier, digne d’une véritable entreprise de travaux publics. Nous ne pouvons pas nous dérober vivre ce chantier.

Laissons le Christ régner sur notre vie

Afin de nous aider à avancer vers le Royaume de Dieu, l’Église ponctue l’année liturgique par différentes fêtes. Celle d’aujourd’hui est le couronnement de l’année. Nous fêtons le Christ, roi de l’univers. Cette fête est une invitation à nous interroger sur la manière dont laissons le Christ régner sur notre vie.

La fraternité au risque de la prière

Dans une actualité un peu morose, voire fataliste, une lecture superficielle de la Parole de Dieu de ce dimanche ne nous apporte pas beaucoup de soutien et de réconfort : « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté… » (Marc 13,24) ou encore « ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent, jusqu’à ce temps-ci »(Daniel 12,1) Il ne semble plus y avoir d’espérance, l’horizon nous parait bouché. L’angoisse et la révolte peuvent alors monter de notre cœur.

Les textes que nous avons entendus appartiennent à la littérature apocalyptique. Mais ne nous trompons pas sur le sens biblique de l’apocalypse. Celle-ci n’est pas une littérature de catastrophe. Elle est une révélation : la venue de Jésus-Christ est la fin d’un monde et l’avènement d’un nouveau monde. Elle est une parole d’espérance au milieu des évènements dramatiques du monde.

La Toussaint, une fête de famille

C’est la foule ! « Une foule immense… une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Apocalypse 7,9) Il y a de quoi être perdu au milieu de cette foule, de s’y sentir un anonyme au milieu de tant d’autres. Et pourtant cette foule ne nous est pas étrangère. C’est elle qui est le motif de la fête de ce jour. Cette foule est celle des saints, connus ou inconnus. Certains ont leur nom inscrit dans le calendrier, d’autres non. C’est pour cette foule que nous venons faire monter vers le Seigneur notre louange. C’est avec elle que nous unissons nos voix pour acclamer le Dieu trois fois saint ! Cette foule immense, de toutes nations, tribus, peuples et langues est notre famille. Ce sont nos frères et sœurs qui la constituent et ils nous appellent à les rejoindre ! La Toussaint est une fête de famille. Elle est notre fête !

« A Dieu tout est possible »… à l’école de Ste Thérèse !

Au lendemain de la fête de la saint Firmin, nous fêtons, aujourd’hui, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Alors que notre évêque vient de proclamer les décrets du synode au travers de sa lettre pastorale « A Dieu, tout est possible »(Marc 10,27), sainte Thérèse est un des plus beaux exemples pour mettre en œuvre ces décrets !

Les vignerons homicides

Dans cette parabole, Jésus nous dresse un beau portrait de son Père. Il le présente comme le maître d’un domaine. Ce domaine, il en prend soin : il y plante une vigne, il la protège avec une clôture et une tour de garde. Il prévoit, dès la plantation de la vigne, le fruit que l’on va pouvoir tirer de celle-ci : il fait creuser un pressoir. Il prévoit tout pour que cette vigne soit mise en valeur. Dieu, dans la création, a tout fait pour que celle-ci soit belle et bonne.