Dans la joie d’un coeur purifié

Aujourd’hui, nous entrons dans le temps du carême. Avant de voir ces 40 jours comme des jours qui peuvent être pesant par les efforts qu’il nous faut faire, souvenons-nous du but que nous devons atteindre. Ce temps, Dieu nous l’accorde pour nous « préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié. »(Préface du Carême I) Le but est donc de pouvoir célébrer les fêtes de Pâques « dans la joie d’un cœur purifié »(Ibid.), en retrouvant la pureté du cœur (Cf. Préface du Carême II) Laissons cette béatitude vibrer en nous : « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » (Matthieu 5,8)

« Tout ce qu’il vous dira, faites-le »

Normalement, à un mariage, les héros de la fête sont les mariés eux-mêmes. Ce sont eux qui sont à l’origine de la fête par la célébration de leur union, par le don qu’ils se font l’un à l’autre. Or dans ce récit des noces de Cana, les mariés semblent absents. Le marié n’est mentionné qu’une seule fois. Il se fait reprocher de ne pas avoir servi le bon vin en premier. Dans ce récit de mariage, c’est un autre couple qui vole la vedette aux mariés : Jésus et sa mère ! Alors portons notre méditation sur ces derniers.

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes »

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. »(Tite 2,11)

Comment pouvons-nous connaitre ou reconnaitre cette grâce de Dieu ? En Jésus-Christ ! Jésus nous manifeste cette grâce de Dieu. En apprenant à connaitre Jésus dans l’évangile, en le contemplant, en priant avec lui nous découvrons la grâce de Dieu qui est amour et miséricorde. Nous apprenons aussi à vivre de cette grâce, à la laisser se déployer en nous. Jésus est le Fils bien-aimé en qui le Père trouve sa joie (Cf. Luc 3,22). Unissons-nous à lui pour que Dieu trouve sa joie en nous et que nous trouvions notre joie en lui.

Voir, marcher, offrir

Debout ! Lève-toi ! et marche ! Voilà l’appel qu’adresse le prophète Isaïe au peuple de Jérusalem. Ce dernier vit dans une atmosphère morose, triste. L’avenir semble bouché. Peut-on espérer dans un monde où l’humeur général est à la morosité, à la déprime ? C’est dans cette ambiance que s’élève le cri d’Isaïe : « Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. » (Isaïe 60,1) C’est avec la même force, le même enthousiasme que ce cri retenti pour nous aujourd’hui… mais comment entrer dans une telle espérance ? Comment entrer dans la joie de cet appel de Dieu ? Regardons et imitons les mages ! Avec eux, il s’agit de voir, marcher et offrir.

En ces jours-là, Marie se mit en route…

« En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement… » (Luc 1,39) La réactivité de Marie m’étonne toujours. Elle vient de répondre à l’ange Gabriel : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Luc 1,38) et la voici déjà qui se met en route !

Pour qu’ils soient comblés de joie !

Aujourd’hui est un jour de grande joie ! C’est une grande joie pour vous les enfants et vos familles car vous allez recevoir Jésus pour la première fois en participant pleinement à la communion. C’est une grande joie pour toute la paroisse car, au nom de notre évêque, je vais envoyer en mission l’Équipe de Conduite Pastorale. Vous le verrez tout à l’heure, cette équipe est composée de votre curé et de cinq laïcs. Ensemble, ils se mettront sous le regard du Seigneur par la prière pour discerner, à travers les évènements de la vie, comment annoncer l’Évangile sur la paroisse, en lien avec le reste du diocèse.

Mais la joie principale de ce jour nous la trouvons dans la parole de Dieu que nous avons entendu !

Ils s’en allèrent proclamer l’Évangile…

Voici venu le temps du départ, de la séparation… Avec la fête de l’Ascension, Jésus quitte physiquement ses Apôtres pour entrer dans la gloire de son Père. Ce temps de séparation pourrait être un moment de tristesse, de solitude mais l’évangile nous fait pressentir la joie ! Les Apôtres, après que Jésus « fut enlevé au ciel »(Marc 16,19), « s’en allèrent proclamer l’Évangile. »(Marc 16,20) Comment proclamer l’Évangile, si nous ne sommes pas habités par la joie de celui-ci ? Comment les Apôtres peuvent-ils être dans la joie au moment de l’à-Dieu d’avec Jésus ?

« Que votre joie soit parfaite… » (Jean 15,11)

Cette semaine encore, Jésus nous invite à la joie. Rien de plus normal me direz-vous car la joie est une caractéristique majeure de l’évangile ! Mais qu’est-ce que la joie ? Si je prends le dictionnaire, je trouve la définition suivante : « Joie, nom féminin : sentiment de plaisir, de bonheur intense, caractérisé par sa plénitude et sa durée limitée, et éprouvé par quelqu’un dont une aspiration, un désir est satisfait ou en voie de l’être. »ou encore « ce qui provoque chez quelqu’un un sentiment de vif bonheur ou de vif plaisir. » (Larousse)
Quelle est cette joie que Jésus nous offre ? Est-ce un contrat à durée limitée ? Que veut dire Jésus quand il nous dit : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »(Jean 15,11) Jésus nous souhaite une joie parfaite… Qu’est-ce que la joie parfaite ? Qu’est-ce que la joie évangélique ?

Nous sommes dans la joie! une joie immense!

Nous sommes dans la joie ! Une joie immense ! En ce temps de Pâques, nous célébrons la mort et la résurrection du Christ. Nous célébrons cet évènement par lequel Dieu nous sauve, nous libère de la mort et de l’esclavage du péché pour nous réconcilier avec lui. Par la mort et la résurrection du Christ, Dieu nous offre une vie nouvelle. Il nous offre sa vie !