« Je me lèverai, j’irai vers mon père… »(Luc 15,18)

C’est la crise ! Oui, c’est la crise au sein de cette famille où la fraternité ne semble plus pouvoir être vécue. « Un homme avait deux fils… »(Luc 15,3) et l’un des deux veut recevoir sa part d’héritage afin de pouvoir prendre le large. Il veut couper son lien de filiation. Il veut être libre ! L’autre fils semble fidèle. Il reste auprès de son père.La fraternité est un véritable défi car elle se reçoit. Elle s’accueille. Je ne choisis pas mes frères contrairement à mes amis. Il y a quelque chose de naturel dans la fraternité et pourtant, si je ne fais pas l’effort de l’accueillir, je risque fort de me trouver dans la situation de l’un des deux fils de la parabole.

Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé

Étrange serpent sauveur ! En effet, quel est ce serpent de bronze élevé par Moïse dans le désert ? Une telle image fait penser plus spontanément au caducée des médecins et autres professions médicales. N’est-ce pas à ce serpent enroulé autour d’un bâton que nous reconnaissons la voiture d’un médecin ?

Qu’est-ce que cela signifie ? Sur le caducée, nous voyons un bâton, symbolisant l’arbre de vie, surmonté d’un miroir. Ce dernier symbolise la prudence que le médecin doit avoir avant chaque décision. Autour de ce bâton est enroulé un serpent… le symbole du dieu grec de la médecine. Mais alors, quel point commun avec l’image employée par Jésus ?

Carême 4 – Année A

Ce quatrième dimanche de carême est appelé laetare ou dimanche de la joie. La liturgie nous invite à goûter déjà la joie de Pâques, la joie de la résurrection. La joie à laquelle nous sommes invités ne vient pas du monde ni de nous. Elle vient de la rencontre avec le Seigneur Jésus Christ. « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » (Pape François, Evangelii Gaudium, n°1)

Homélie pour le 4ème dimanche de Carême – C

En ce quatrième dimanche de Carême, la Parole de Dieu nous donne de méditer sur la miséricorde divine à travers la parabole dite du « Fils prodigue ». Dans celle-ci, Jésus nous livre quelque chose de fondamental sur l’amour du Père, sur la miséricorde de Dieu. Toute la pointe de la parabole est dans la personne du père qui n’est rien d’autre que la figure de Dieu. Regardons avec confiance ce Père tendre et miséricordieux. Entrons dans la joie de son amour.