Etre le premier et avoir la meilleure place ?

Être le premier et avoir la meilleur place… ça peut être long et demander beaucoup d’énergie… ça peut être couteux ! Ce désir qui habite notre société contemporaine n’est pas un désir nouveau. Il habitait déjà le cœur des apôtres puisque Jacques et Jean osent demander à Jésus, alors qu’il vient d’annoncer sa passion, de siéger l’un à sa droite et l’autre à sa gauche quand il sera dans la gloire !
Bien sur cette demande crée la zizanie parmi les Apôtres : pourquoi Jacques et Jean et pas eux ? En effet, celui qui obtient d’être le premier, d’avoir la meilleure place, l’a fait en éliminant les autres… pourquoi y aurait-il une sélection parmi les disciples de Jésus ? Jésus va alors profiter de la situation pour faire une petite catéchèse sur ce qu’est un disciple.

« Hosana ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Ce matin, nous sommes venus à la messe avec des rameaux. Pourquoi avons-nous apporté ces rameaux à bénir ? Oui, posons-nous la question : pourquoi avons-nous apporté ces rameaux ? En quoi sont-ils importants pour nous ?

En rentrant chez nous, nous les accrocherons au crucifix, aux différentes croix qui ornent les pièces de la maison. En rentrant, nous passerons peut-être par le cimetière en poser sur la tombe de celles et ceux qui nous ont quitté et qui reste chers à notre cœur… Que signifient ces rameaux ?

Vendredi Saint

Frères et sœurs, en ce jour où nous célébrons la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ, comment ne pas laisser ces mots du prophètes Isaïe résonner dans nos vies ? La Passion n’est pas finie… elle se poursuit dans tous ces lieux touchés par la guerre ; elle se poursuit dans tous ces lieux où l’angoisse étreint les uns et les autres ; elle se poursuit dans tous ces lieux où les malades agonisent dans la solitude ; elle se poursuit dans tous ces lieux où l’odeur du sang et du désespoir domine ; elle se poursuit au cœur de toutes nos souffrances.

Homélie pour les Rameaux et la Passion – C

Qui est-il cet homme que nous avons acclamé comme un roi ? Qui est-il cet homme que nous contemplons maintenant mort sur la croix ? Qui est-il ? Faut-il répondre simplement avec le centurion : « Celui-ci était réellement un homme juste » (Luc 23,47) ? ou pouvons-nous aller un peu plus loin et proclamer, avec saint Paul dans l’hymne aux Philippiens : « ‘Jésus Christ est Seigneur’ à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2,11) ?

« C’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé » (Isaïe 53,4)

« Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. » (Jean 19,30) C’est ainsi que le serviteur a réussi, qu’il est monté, qu’il