« Je me lèverai, j’irai vers mon père… »(Luc 15,18)

C’est la crise ! Oui, c’est la crise au sein de cette famille où la fraternité ne semble plus pouvoir être vécue. « Un homme avait deux fils… »(Luc 15,3) et l’un des deux veut recevoir sa part d’héritage afin de pouvoir prendre le large. Il veut couper son lien de filiation. Il veut être libre ! L’autre fils semble fidèle. Il reste auprès de son père.La fraternité est un véritable défi car elle se reçoit. Elle s’accueille. Je ne choisis pas mes frères contrairement à mes amis. Il y a quelque chose de naturel dans la fraternité et pourtant, si je ne fais pas l’effort de l’accueillir, je risque fort de me trouver dans la situation de l’un des deux fils de la parabole.

Toi que nous pouvons déjà appeler notre Père

Une fois n’est pas coutume, je voudrais m’arrêter, aujourd’hui, sur l’oraison de ce dimanche. Nous avons formulé une prière audacieuse : « Dieu éternel et tout-puissant, toi que nous pouvons déjà appeler notre Père, fais grandir en nos cœurs l’esprit filial, afin que nous soyons capables d’entrer un jour dans l’héritage qui nous est promis… » (Collecte du 19èmedimanche ordinaire)