« Préparez le chemin du Seigneur… »

« Préparez le chemin du Seigneur… »(Luc 3,4) Telle est l’invitation que crie Jean le Baptiste à qui veut l’entendre. Cette invitation nous est adressée. Il nous faut préparer le chemin du Seigneur : dans notre vie personnelle mais aussi au cœur du monde.

C’est un vaste chantier, digne d’une véritable entreprise de travaux publics. Nous ne pouvons pas nous dérober vivre ce chantier.

La fraternité au risque de la prière

Dans une actualité un peu morose, voire fataliste, une lecture superficielle de la Parole de Dieu de ce dimanche ne nous apporte pas beaucoup de soutien et de réconfort : « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté… » (Marc 13,24) ou encore « ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent, jusqu’à ce temps-ci »(Daniel 12,1) Il ne semble plus y avoir d’espérance, l’horizon nous parait bouché. L’angoisse et la révolte peuvent alors monter de notre cœur.

Les textes que nous avons entendus appartiennent à la littérature apocalyptique. Mais ne nous trompons pas sur le sens biblique de l’apocalypse. Celle-ci n’est pas une littérature de catastrophe. Elle est une révélation : la venue de Jésus-Christ est la fin d’un monde et l’avènement d’un nouveau monde. Elle est une parole d’espérance au milieu des évènements dramatiques du monde.

Être le premier

Être le plus grand, être le premier, être le meilleur, avoir raison… La course au meilleur, la course au plus fort est une des caractéristiques de notre société. Il faut que je sois devant. Il faut que je sois le plus fort. Il faut que je sois le meilleur.

Paradoxalement, nous nous interrogeons sur la violence qui habite notre monde : les guerres, le terrorisme mais aussi cette violence qui se passent dans nos vies, nos familles, nos rues, nos quartiers… « D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? »(Jacques 4,1)

Toi que nous pouvons déjà appeler notre Père

Une fois n’est pas coutume, je voudrais m’arrêter, aujourd’hui, sur l’oraison de ce dimanche. Nous avons formulé une prière audacieuse : « Dieu éternel et tout-puissant, toi que nous pouvons déjà appeler notre Père, fais grandir en nos cœurs l’esprit filial, afin que nous soyons capables d’entrer un jour dans l’héritage qui nous est promis… » (Collecte du 19èmedimanche ordinaire)

Pour qu’ils soient comblés de joie !

Aujourd’hui est un jour de grande joie ! C’est une grande joie pour vous les enfants et vos familles car vous allez recevoir Jésus pour la première fois en participant pleinement à la communion. C’est une grande joie pour toute la paroisse car, au nom de notre évêque, je vais envoyer en mission l’Équipe de Conduite Pastorale. Vous le verrez tout à l’heure, cette équipe est composée de votre curé et de cinq laïcs. Ensemble, ils se mettront sous le regard du Seigneur par la prière pour discerner, à travers les évènements de la vie, comment annoncer l’Évangile sur la paroisse, en lien avec le reste du diocèse.

Mais la joie principale de ce jour nous la trouvons dans la parole de Dieu que nous avons entendu !

Le carême: s’ajuster au projet de Dieu

La Parole de Dieu que nous venons d’entendre vient nous interroger sur le projet de Dieu. Dieu a un projet pour chacun de nous : il veut nous faire entrer dans une intimité plus grande avec lui. Cela passe par des appels divers et variés qui ont tous un point commun : ils nous font marcher à la suite du Christ !

Pour un carême au goût de saint Valentin !

Aujourd’hui, deux évènements se rencontrent dans le calendrier. L’un a une teneur plus commerciale : la saint Valentin. L’autre a une teneur plus ascétique : l’entrée en Carême. Certains regrettent cette coïncidence de calendrier : comment fêter la saint Valentin en respectant ce jour de jeûne et d’abstinence ? Nous pouvons aussi y voir une formidable occasion de fêter l’amour d’une manière neuve !

Offrir la joie de connaitre Jésus en famille

Dans un monde sécularisé où il est difficile d’affirmer la foi chrétienne, ce désir de Mère JACOULET reste d’actualité : « offrir la joie de connaître Jésus et sa Sainte Famille. » Deux cent après, l’Ecole Catholique garde cette même mission, à travers l’enseignement et tout ce qui se vit au sein de l’établissement, d’offrir « la joie de connaître Jésus et sa Sainte Famille ». Cependant, une bonne éducation ne peut se faire sans le concours de celles et ceux qui ont reçu, en premier, cette mission : les parents !