Dimanche dernier, la Parole de Dieu nous interrogeait sur un seul et unique point: le Christ est-il au centre de mes désirs? Est-ce d’abord lui que je cherche à posséder avant tout autre bien matériel?

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus insiste sur le fait que nous devons être toujours prêts… comme de bons scouts! Cette invitation, Jésus nous l’adresse à travers la parabole des serviteurs qui attendent le retour de leur maitre.

Ce dernier est parti. Il doit revenir mais personne ne sait ni le jour, ni l’heure. Il est donc nécessaire que les ouvriers soient prêts. «Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées.» (Luc 12,35) telle est la consigne. C’est ainsi que le maitre pourra être accueilli dès qu’il se manifestera. C’est aussi le signe qu’il est attendu.

Être prêt signifie tout simplement être attentif au maître qui doit revenir. Celui qui est prêt montre que la chose la plus important pour lui est la relation avec son maître. Celui-ci anticipe le retour du maître et fait en sorte que le maître soit satisfait à son arrivée. Pour notre vie chrétienne, cette attitude est fondamentale. Nous devons être prêts car nous attendons le retour du Christ. Il ne s’agit pas d’être pour prendre le bateau, l’avion ou le train qui nous conduira sur notre lieu de vacances. Il s’agit d’être prêt pour une personne: le Christ lui-même.

La relation que nous avons avec lui doit être le centre de notre vie. Nous devons être disponible pour accomplir ce qu’il attend de nous. Celui qui agit ainsi, en ayant constamment en tête que le Christ va revenir, n’a aucune raison d’avoir peur: il sera prêt pour l’accueillir avec joie. «Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis: il prendra le tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun son tour.» (Luc 12,37) Oui, le Seigneur manifestera une extraordinaire générosité: il se fera le serviteur de ses serviteurs. Ne nous en a-t-il pas déjà donné un signe au soir de sa passion, lors du lavement des pieds?

Par cette parole, Jésus nous invite à maintenir éveillée notre espérance, véritable moteur de notre foi. «La foi est le moyen de posséder déjà ce qu’on espère, et de connaître des réalités qu’on ne voir pas» (Hébreux 11,1) Dans son encyclique Lumen Fidei, le pape François écrit: « Dans la foi, vertu surnaturelle donnée par Dieu, nous reconnaissons qu’un grand Amour nous a été offert, qu’une bonne Parole nous a été adressée et que, en accueillant cette Parole, qui est Jésus Christ, Parole incarnée, l’Esprit Saint nous transforme, éclaire le chemin de l’avenir et fait grandir en nous les ailes de l’espérance pour le parcourir avec joie.» (Lumen Fidei, 7)

En prenant l’exemple d’Abraham, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous invite à entrer dans ce même mouvement de confiance en la Parole de Dieu qui nous est adressée personnellement et en Église. «Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu: il partit vers un pays qui devait lui être donné comme héritage. Et il partit sans savoir où il allait.» (Hébreux 11,8)

«La foi consiste dans la disponibilité à se laisser transformer toujours de nouveau par l’appel de Dieu.» (Lumen Fidei, 13). Elle «est un don gratuit de Dieu qui demande l’humilité et le courage d’avoir confiance et de faire confiance, afin de voir le chemin lumineux de la rencontre entre Dieu et les hommes, l’histoire du salut.» (Lumen Fidei,14). Elle «transforme la personne toute entière, dans la mesure où elle s’ouvre à l’amour.» (Lumen Fidei, 26). «La foi n’est pas une lumière qui dissiperait toutes nos ténèbres, mais la lampe qui guide nos pas dans la nuit, et cela suffit pour le chemin.» (Lumen Fidei, 57)

Demandons au Seigneur la grâce de savoir toujours marcher dans la foi et d’être toujours prêt à l’accueillir quand il viendra. Demandons-lui de savoir maintenir active notre foi et joyeuse notre espérance. Amen.

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