« Ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu » (Daniel 12,1) avons-nous entendu du prophète Daniel ; ou encore de la part de Jésus : « En ces jours-là, après une pareille détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées. »(Marc 13,24-25). Au regard de l’actualité, nous pourrions croire que ces signes se réalisent aujourd’hui, que c’est l’heure de l’apocalypse. Et nous avons raison : c’est l’heure de l’apocalypse, non pas au sens où on l’entend habituellement, l’heure du chaos, de la fin du monde. C’est l’heure de l’apocalypse c’est-à-dire l’heure de la révélation : au travers de l’épreuve, Dieu fait œuvre de miséricorde. Face à l’horreur de notre péché, il vient nous sauver !

Comme il y en a tant eu dans l’histoire de l’humanité, nous vivons un temps de changement. Et comme pour tout changement, il faut accepter de mourir pour renaître à nouveau. Cela peut nous angoisser, nous désespérer. Nous pouvons être tentés de nous écrier : « Nous sommes fichus ! ». Mais confiance ! Si l’épreuve a purifié le cœur des enfants de Dieu, Dieu n’a jamais abandonné ses enfants au cœur de l’épreuve.

Au cœur de l’épreuve, il nous faut apprendre à voir ce qui doit mourir mais il faut surtout voir la vie qui nait. C’est ainsi qu’il nous faut entendre la parole de Jésus : « Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. » (Marc 13,28-29)

Oui, frères et sœurs, c’est le temps de l’espérance. Ce temps de crise ecclésiale, écologique, sociétal que nous vivons est une invitation à accueillir, à frais nouveau, la présence de Dieu, à vivre de façon renouvelée l’Évangile ! Pour cela, il ne s’agit pas de faire la révolution et de tout casser. Il ne s’agit pas de vouloir guillotiner les autres afin de pouvoir asséner sa vérité. Il s’agit de vivre une conversion véritable qui est un ajustement à la Parole de Dieu. Cette conversion est personnelle et communautaire. Elle ne sera authentique que dans la mesure où elle sera vécue personnellement et avec la communauté. Nous sommes un peuple de disciples !

Ensemble, nous devons nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu et discerner ce à quoi elle nous appelle. Il s’agit de marcher ensemble en se laissant accompagner par la Parole de Dieu, sous la conduite de l’Esprit Saint. Il s’agit de faire synode ! Il s’agit d’être à l’écoute du Seigneur et de discerner la manière dont nous devons mettre en œuvre sa Parole pour bâtir un projet missionnaire authentique.

Pour cela, il nous faut plonger dans la grande Tradition de l’Église. Non pas en nous enfermant dans des rites qui seraient immuable mais en accueillant la vie qui se donne en nous appuyant sur l’expérience de celles et ceux qui nous ont précédé ; en nous nourrissant de l’enseignement des Apôtres, des pères de l’Église, des saints et des saintes de l’Église, du magistère… et en écoutant les cris de notre monde d’aujourd’hui.

Cette démarche n’est pas l’affaire de quelques spécialistes. Elle nous concerne tous quel que soit notre état de vie, notre âge, notre condition sociale ! Nous pourrons la vivre de façon féconde dans la mesure où nous nous enracinerons :

  • Dans la lecture, la méditation et le partage de la Parole de Dieu ;
  • Dans la prière personnelle et communautaire centrée sur l’adoration Eucharistie et l’appelle à une effusion de l’Esprit Saint
  • Dans une vie sacramentelle authentique : baptême, confirmation, Eucharistie, réconciliation…

Cette démarche sera d’autant plus belle et plus féconde si elle est discernée par l’ensemble de la communauté et mise en œuvre par elle-même : chacun de ses membres, chacune de ses équipes étant au service des autres.

Marcher ensemble, faire synode n’est pas le lieu d’un parlement où celui qui crie le plus fort fera passer ses idées. Marcher ensemble, faire synode, c’est nous reconnaitre ensemble disciples du Christ, nous mettre à l’écoute de sa Parole afin d’être d’authentiques missionnaires annonçant la Bonne Nouvelle au cœur de notre société, à toute la création, là où nous vivons.

C’est la fin des temps, c’est la fin d’un temps… c’est le début d’une ère nouvelle, c’est le moment d’accueillir à frais nouveaux la venue du Sauveur ! Confiance ! N’ayons pas peur ! Marchons ensemble conduit par l’Esprit Saint ! Soyons les supporters les uns des autres pour vivre dans la joie l’Évangile ! Amen.

33ème dimanche ordinaire

Année B

Un jour nouveau commence... 1 figs 357683 1280
La Parole de Dieu
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