J’ai fait de toi un prophète…

« J’ai fait de toi un prophète… » (Jérémie 1,5) Voilà l’appel, la vocation que reçoit Jérémie. Cependant, ce n’est pas une vocation simple. Elle n’est pas acceptée facilement, reconnue par celles et ceux qui connaissent celui qui reçoit cet appel. C’est ce que Jésus nous dit : « Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. »(Luc 4,24)
« J’ai fait de toi un prophète… »Cette vocation ne nous est pas totalement étrangère. Au jour de notre baptême, lors de l’onction de Saint Chrême, ces mots ont été prononcés sur nous : « … tu es membre du Corps du Christ et tu participes à sa dignité de prêtre, de prophète et de roi. »(Rituel du baptême des petits enfants) Dieu nous appelle à participer à la mission prophétique de Jésus.

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »(Luc 4,21)

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »(Luc 4,21)

Ah ! Si tous les curés pouvaient faire des homélies aussi courtes ! Ce serait le bonheur ! Mais nous n’avons pas la pertinence oratoire de Jésus. Ce dernier, en quelques mots, fait comprendre à ses contemporains l’importance du texte d’Isaïe qu’il vient de proclamer et comment cette parole se réalise.

« Tout ce qu’il vous dira, faites-le »

Normalement, à un mariage, les héros de la fête sont les mariés eux-mêmes. Ce sont eux qui sont à l’origine de la fête par la célébration de leur union, par le don qu’ils se font l’un à l’autre. Or dans ce récit des noces de Cana, les mariés semblent absents. Le marié n’est mentionné qu’une seule fois. Il se fait reprocher de ne pas avoir servi le bon vin en premier. Dans ce récit de mariage, c’est un autre couple qui vole la vedette aux mariés : Jésus et sa mère ! Alors portons notre méditation sur ces derniers.

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes »

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. »(Tite 2,11)

Comment pouvons-nous connaitre ou reconnaitre cette grâce de Dieu ? En Jésus-Christ ! Jésus nous manifeste cette grâce de Dieu. En apprenant à connaitre Jésus dans l’évangile, en le contemplant, en priant avec lui nous découvrons la grâce de Dieu qui est amour et miséricorde. Nous apprenons aussi à vivre de cette grâce, à la laisser se déployer en nous. Jésus est le Fils bien-aimé en qui le Père trouve sa joie (Cf. Luc 3,22). Unissons-nous à lui pour que Dieu trouve sa joie en nous et que nous trouvions notre joie en lui.

La Toussaint, une fête de famille

C’est la foule ! « Une foule immense… une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Apocalypse 7,9) Il y a de quoi être perdu au milieu de cette foule, de s’y sentir un anonyme au milieu de tant d’autres. Et pourtant cette foule ne nous est pas étrangère. C’est elle qui est le motif de la fête de ce jour. Cette foule est celle des saints, connus ou inconnus. Certains ont leur nom inscrit dans le calendrier, d’autres non. C’est pour cette foule que nous venons faire monter vers le Seigneur notre louange. C’est avec elle que nous unissons nos voix pour acclamer le Dieu trois fois saint ! Cette foule immense, de toutes nations, tribus, peuples et langues est notre famille. Ce sont nos frères et sœurs qui la constituent et ils nous appellent à les rejoindre ! La Toussaint est une fête de famille. Elle est notre fête !

Etre le premier et avoir la meilleure place ?

Être le premier et avoir la meilleur place… ça peut être long et demander beaucoup d’énergie… ça peut être couteux ! Ce désir qui habite notre société contemporaine n’est pas un désir nouveau. Il habitait déjà le cœur des apôtres puisque Jacques et Jean osent demander à Jésus, alors qu’il vient d’annoncer sa passion, de siéger l’un à sa droite et l’autre à sa gauche quand il sera dans la gloire !
Bien sur cette demande crée la zizanie parmi les Apôtres : pourquoi Jacques et Jean et pas eux ? En effet, celui qui obtient d’être le premier, d’avoir la meilleure place, l’a fait en éliminant les autres… pourquoi y aurait-il une sélection parmi les disciples de Jésus ? Jésus va alors profiter de la situation pour faire une petite catéchèse sur ce qu’est un disciple.

« A Dieu tout est possible »… à l’école de Ste Thérèse !

Au lendemain de la fête de la saint Firmin, nous fêtons, aujourd’hui, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Alors que notre évêque vient de proclamer les décrets du synode au travers de sa lettre pastorale « A Dieu, tout est possible »(Marc 10,27), sainte Thérèse est un des plus beaux exemples pour mettre en œuvre ces décrets !

Le Christ nous a aimé jusqu’au bout.

Par cette célébration du Jeudi Saint, nous ouvrons le beau Triduum Pascal. Ces trois jours pour nous conduire au cœur même de la foi chrétienne : célébrer le Christ mort et ressuscité. Ces célébrations trouveront leur point culminant au cœur même de la Veillée Pascale avec l’annonce de la Résurrection. Ils nous font découvrir comment le Christ nous a aimé jusqu’au bout.

En ce premier jour, nous prenons le temps de nous assoir avec le Christ. Il nous invite à son dernier repas. Au cours de celui-ci, nous allons recevoir un enseignement de la part du Christ qui vaut un ordre de mission ! Cet enseignement nous dit aussi quel est notre devenir de disciples.

« Nous voudrions voir Jésus. »

« Nous voudrions voir Jésus. » (Jean 12,21) Cette demande de quelques Grecs (des juifs de la diaspora) montés à Jérusalem pour la Pâque vient éclairer l’envoi en mission de l’Équipe de Conduite Pastorale de la paroisse.

Comment ces grecs ont-ils entendu parler de Jésus ? Ont-ils été témoins d’une exhortation de Jésus à la foule ? Ont-ils entendu le récit d’une guérison ? Ont-ils entendu des témoignages sur Jésus ? Le récit de l’évangile ne nous dit rien. Ils veulent voir Jésus c’est-à-dire le rencontrer, lui parler et ainsi faire sa connaissance.