Sur la route du retour

Tout à une fin ! C’est ainsi que Paul et Barnabé rentre de leur premier voyage missionnaire en Asie Mineure. Sur la route du retour, ils visitent les communautés les communautés qu’ils ont fondées à l’aller. Ils exhortent ces communautés à persévérer dans la foi et ils affermissent le courage des disciples. Paul et Barnabé ont le souci d’affermir la foi et le courage des nouveaux convertis. Ils organisent aussi la communauté en donnant des responsabilités aux uns et aux autres, ceci « après avoir prié et jeûné. »(Actes 15,23)

Telle une valse à trois temps…

Telle « une valse à trois temps qui laisse encore le temps (…) de s’offrir des détours du côté de l’amour » (J. BREL), l’évangile de ce dimanche nous laisse le temps de nous offrir un détour du côté de l’amour… en trois temps. Cet évangile est une véritable danse pour nous faire entrer dans la joie de la mission !

« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? »

Dans cet évangile, saint Luc nous rappelle quelques principes de sagesse édictés par Jésus. Ces principes sont des jalons pour avancer dans la vie. Ces points de sagesse sont comme des balises sur le chemin, des balises pour indiquer le chemin. Mais avant d’entamer le chemin, il y a un préalable : je dois poser un acte d’humilité. Seul, je ne suis pas capable d’avancer : je suis un aveugle sur le chemin. Je ne peux donc me proposer comme guide, j’ai moi-même besoin d’un guide ! « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? »(Luc 6,39)

J’ai fait de toi un prophète…

« J’ai fait de toi un prophète… » (Jérémie 1,5) Voilà l’appel, la vocation que reçoit Jérémie. Cependant, ce n’est pas une vocation simple. Elle n’est pas acceptée facilement, reconnue par celles et ceux qui connaissent celui qui reçoit cet appel. C’est ce que Jésus nous dit : « Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. »(Luc 4,24)
« J’ai fait de toi un prophète… »Cette vocation ne nous est pas totalement étrangère. Au jour de notre baptême, lors de l’onction de Saint Chrême, ces mots ont été prononcés sur nous : « … tu es membre du Corps du Christ et tu participes à sa dignité de prêtre, de prophète et de roi. »(Rituel du baptême des petits enfants) Dieu nous appelle à participer à la mission prophétique de Jésus.

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »(Luc 4,21)

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »(Luc 4,21)

Ah ! Si tous les curés pouvaient faire des homélies aussi courtes ! Ce serait le bonheur ! Mais nous n’avons pas la pertinence oratoire de Jésus. Ce dernier, en quelques mots, fait comprendre à ses contemporains l’importance du texte d’Isaïe qu’il vient de proclamer et comment cette parole se réalise.

« Tout ce qu’il vous dira, faites-le »

Normalement, à un mariage, les héros de la fête sont les mariés eux-mêmes. Ce sont eux qui sont à l’origine de la fête par la célébration de leur union, par le don qu’ils se font l’un à l’autre. Or dans ce récit des noces de Cana, les mariés semblent absents. Le marié n’est mentionné qu’une seule fois. Il se fait reprocher de ne pas avoir servi le bon vin en premier. Dans ce récit de mariage, c’est un autre couple qui vole la vedette aux mariés : Jésus et sa mère ! Alors portons notre méditation sur ces derniers.

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes »

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. »(Tite 2,11)

Comment pouvons-nous connaitre ou reconnaitre cette grâce de Dieu ? En Jésus-Christ ! Jésus nous manifeste cette grâce de Dieu. En apprenant à connaitre Jésus dans l’évangile, en le contemplant, en priant avec lui nous découvrons la grâce de Dieu qui est amour et miséricorde. Nous apprenons aussi à vivre de cette grâce, à la laisser se déployer en nous. Jésus est le Fils bien-aimé en qui le Père trouve sa joie (Cf. Luc 3,22). Unissons-nous à lui pour que Dieu trouve sa joie en nous et que nous trouvions notre joie en lui.

La Toussaint, une fête de famille

C’est la foule ! « Une foule immense… une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Apocalypse 7,9) Il y a de quoi être perdu au milieu de cette foule, de s’y sentir un anonyme au milieu de tant d’autres. Et pourtant cette foule ne nous est pas étrangère. C’est elle qui est le motif de la fête de ce jour. Cette foule est celle des saints, connus ou inconnus. Certains ont leur nom inscrit dans le calendrier, d’autres non. C’est pour cette foule que nous venons faire monter vers le Seigneur notre louange. C’est avec elle que nous unissons nos voix pour acclamer le Dieu trois fois saint ! Cette foule immense, de toutes nations, tribus, peuples et langues est notre famille. Ce sont nos frères et sœurs qui la constituent et ils nous appellent à les rejoindre ! La Toussaint est une fête de famille. Elle est notre fête !