Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu…

« Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu… »(1 Corinthiens 15,3). Et qu’a reçu et transmis saint Paul ? « Le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures. »(1 Co 15,3-4)

Nous avons là l’énoncé central de la foi chrétienne : la mort et la résurrection du Christ. C’est ce qui nous a été transmis depuis deux-mille ans par une foule ininterrompue de témoins. C’est ce que nous avons à transmettre à notre tour. Tout le cœur de notre foi se trouve résumé dans ces mots que nous appelons : le kérygme.

« Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures »

« Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. » (Luc 24,45) Je ne sais pas pour vous, mais moi, là, je suis frustré ! Jésus fait une catéchèse à ses disciples. Celle-ci leur permet de comprendre avec intelligence les Écritures, c’est-à-dire la Parole de Dieu mais l’auteur de l’évangile ne nous livre pas cette catéchèse ! Moi aussi, j’aimerai comprendre avec intelligence les Écritures. Comprendre avec intelligence, ce n’est pas comprendre uniquement de façon intellectuelle. Comprendre avec intelligence, c’est comprendre aussi avec son cœur, de tout son être.

Il nous a aimé jusqu’au bout… Alléluia !

« Il nous a aimé jusqu’au bout… »

Cet amour du Seigneur ne nous a pas enfermé dans la mort. Il nous ouvre à la vie. Cette longue histoire que nous venons de relire est notre histoire. C’est notre album de famille que nous avons feuilleté. Il nous raconte comment Dieu nous a fait passer de la mort à la vie, du néant à l’existence. Cette histoire nous parle d’amour…

Cette histoire commence par un grand cri de joie : « Qu’éclate dans le ciel la joie des anges ! Qu’éclate de partout la joie du monde ! Qu’éclate dans l’Église la joie des fils de Dieu ! »(Exultet) D’où vient une telle joie ? La mort est vaincue ! Le Christ est ressuscité ! Il est vivant ! L’amour a vaincu la mort et le péché ! L’amour vécu jusqu’au bout peut rencontrer la mort mais celle-ci ne peut l’éteindre. De la mort, l’amour fait jaillir la vie !

Pâques 2 – Année A

C’est une grande nouvelle que la résurrection du Christ ! Une nouvelle si grande que l’Église nous a donné huit jours complets en nous disant que c’était Pâques chaque jour de cette semaine. Une nouvelle si grande que nous nous y sommes préparés pendant quarante jours et que nous la fêtons pendant cinquante jours… jusqu’à Pentecôte ! Mais je vous avoue être frappé par le peu de joie que semble susciter cette nouvelle ou par la difficulté que nous avons à la porter sur notre visage.

Dimanche de Pâques 

Mais pourquoi s’agitent-ils dans tous les sens ? Voilà Marie Madeleine qui court annoncer à Pierre et Jean que Jésus a été enlevé de son tombeau alors qu’elle n’a qu’aperçu la pierre ôtée du tombeau. A cette nouvelle, Pierre et Jean se mettent à courir jusqu’au tombeau…Arrivés sur les lieux, ils n’ont rien d’autre à voir qu’un tombeau vide avec les linges posés à plat et le suaire roulé à sa place. Tout semble en ordre à l’exception du corps qui n’est plus là. Voir cela suffit à Jean pour croire alors qu’il n’a pas d’autre signe que ce tombeau vide ! Il n’a aucune preuve que Jésus est ressuscité ! Et pourtant, le tombeau vide lui suffit pour croire !

Veillée Pascale

Au cœur de cette nuit, avec les femmes qui viennent au tombeau, nous entendons l’ange du Seigneur nous dire : « Soyez sans crainte ! » (Matthieu 28,5) « Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée… » (Matthieu 28,7). Au cœur de cette nuit, avec les femmes qui quittent le tombeau pour annoncer aux disciples la nouvelle, nous entendons le Christ ressuscité nous dire : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » (Matthieu 28,10)

Carême 5 – Année A

Qui n’a jamais supplié le Seigneur quand un de ses proches était malade ? voir même mourant ? Marthe et Marie, dont le frère Lazare est malade, vont supplier Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » (Jean 11,3). La réaction de Jésus est surprenante. Il ne semble pas inquiet pour son ami : il ne se rend pas immédiatement auprès de ses amis, il reste deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Réaction étonnante vis-à-vis de ceux qui semblent être des amis ! Nous pourrions même croire que cela est simplement pour servir la cause de Jésus : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » (Jean 11,4). Détrompons-nous ! L’attitude de Jésus veut provoquer chez ses interlocuteurs la foi !

Homélie pour le 32 dimanche ordinaire C

La résurrection est-elle une réalité ? Voilà la question que posent les sadducéens à Jésus. Si cette question se pose à ces croyants du peuple d’Israël, elle se pose aussi à chacun de nous car la résurrection est au cœur de la foi chrétienne, au cœur de notre foi. Nous proclamons Jésus-Christ mort et ressuscité. Sans la résurrection, notre foi est vide. Que pouvons-nous dire de cette réalité ?