« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde. » (Jean 1,29)
Ces paroles de Jean Baptiste, je suis sûr, les enfants, que vous les connaissez déjà ! Nous les entendons à chaque fois que nous venons à la messe, juste avant la communion. Bientôt, ils prendront un sens nouveau pour vous, le jour de votre première communion. Ce dimanche, nous allons découvrir ensemble d’où viennent ces mots et ce qu’ils veulent dire.
Vous l’avez entendu, ils viennent de l’Évangile. Jean Baptiste est au bord du Jourdain. Il voit Jésus qui s’approche. Et là, il fait un geste simple mais important : il montre Jésus du doigt et dit à haute voix : « Voici l’Agneau de Dieu. »
Voici veut dire « regarde, il est là, tout près de toi. » Pas « là-bas, au loin » mais « ici, devant toi. » Jean Baptiste dit aux gens : « Attention, regardez bien qui est là ! C’est Jésus, l’Agneau de Dieu ! »
Mais pourquoi dire de Jésus que c’est un agneau ? Pourquoi comparer Jésus a un petit mouton, tout doux, tout innocent. Il ne fait de mal à personne.
Dans la Bible, l’agneau a une signification importante. Au temps de Moïse, quand le peuple hébreu était esclave en Égypte, Dieu leur a demandé d’offrir un agneau pour être libérés. C’était comme un signe de leur amour pour Dieu.
Jésus est comme cet agneau. Il est doux, il est innocent, et surtout, il nous aime tellement qu’il donne sa vie pour nous libérer. Non pas de l’Égypte, mais de quelque chose de plus grave : le péché, c’est-à-dire de tout ce qui nous sépare de Dieu et des autres.
« Voici l’Agneau de Dieu. » Jean Baptiste a dit ces mots il y a deux milles ans, là-bas au bord du Jourdain. Et bien, à chaque messe, le prêtre reprend exactement les mêmes mots !
Quand j’élève l’hostie consacrée et que je dis : « Voici l’Agneau de Dieu », je fais comme Jean Baptiste : je vous montre Jésus. La différence, c’est que Jean montrait Jésus qui marchait sur un chemin. Moi, je vous montre Jésus présent dans l’Eucharistie, dans cette hostie qui est devenue son Corps. Oui, Jésus est vraiment là, présent, et il vient nous rejoindre, il vient habiter dans notre cœur.
Après que j’ai dit : « Voici l’Agneau de Dieu », vous répondez tous ensemble : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri. »
« Je ne suis pas digne », ces mots nous permettent de reconnaitre que nous ne méritons pas un tel cadeau. Nous reconnaissons que nous sommes petits devant Dieu, que nous ne sommes pas parfaits… mais nous acceptons de l’accueillir quand même parce qu’il nous aime tellement qu’il vient malgré tout.
Vous vous préparer à faire votre première des Communions… mais ce n’est pas une fois que vous recevrez Jésus. C’est un cadeau qui nous est fait à chaque messe, au minimum chaque dimanche de notre vie.
Mais il y a un risque : c’est qu’après quelques temps, on s’habitue. On vient communier sans plus y penser vraiment. Alors, je vous demande aujourd’hui, enfants et adultes, de ne jamais perdre l’émerveillement. À chaque fois que vous entendrez « Voici l’Agneau de Dieu », souvenez-vous de Jean Baptiste au bord du Jourdain qui montre Jésus. Et dites-vous : « C’est vrai ! Jésus est là, tout près de moi, et il vient me rejoindre ! »
Dans quelques instants, j’élèverai l’hostie consacrée et je prononcerai ces paroles que Jean Baptiste a dites le premier : « Voici l’Agneau de Dieu. »
A vous qui préparez votre première communion, écoutez bien ces mots. Regardez bien. Bientôt, cet Agneau de Dieu viendra dans votre cœur pour la première fois. Préparez-lui une belle place.
Et vous, qui communiez depuis longtemps, que cela ne soit pas une simple routine. Que nos yeux s’ouvrent comme ceux de Jean Baptiste. Que nos cœurs s’émerveillent. Que nous reconnaissions vraiment celui qui vient à nous, l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde et qui désire faire sa demeure en nous. Amen.


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