Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu…

« Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu… »(1 Corinthiens 15,3). Et qu’a reçu et transmis saint Paul ? « Le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures. »(1 Co 15,3-4)

Nous avons là l’énoncé central de la foi chrétienne : la mort et la résurrection du Christ. C’est ce qui nous a été transmis depuis deux-mille ans par une foule ininterrompue de témoins. C’est ce que nous avons à transmettre à notre tour. Tout le cœur de notre foi se trouve résumé dans ces mots que nous appelons : le kérygme.

J’ai fait de toi un prophète…

« J’ai fait de toi un prophète… » (Jérémie 1,5) Voilà l’appel, la vocation que reçoit Jérémie. Cependant, ce n’est pas une vocation simple. Elle n’est pas acceptée facilement, reconnue par celles et ceux qui connaissent celui qui reçoit cet appel. C’est ce que Jésus nous dit : « Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. »(Luc 4,24)
« J’ai fait de toi un prophète… »Cette vocation ne nous est pas totalement étrangère. Au jour de notre baptême, lors de l’onction de Saint Chrême, ces mots ont été prononcés sur nous : « … tu es membre du Corps du Christ et tu participes à sa dignité de prêtre, de prophète et de roi. »(Rituel du baptême des petits enfants) Dieu nous appelle à participer à la mission prophétique de Jésus.

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »(Luc 4,21)

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »(Luc 4,21)

Ah ! Si tous les curés pouvaient faire des homélies aussi courtes ! Ce serait le bonheur ! Mais nous n’avons pas la pertinence oratoire de Jésus. Ce dernier, en quelques mots, fait comprendre à ses contemporains l’importance du texte d’Isaïe qu’il vient de proclamer et comment cette parole se réalise.

« Tout ce qu’il vous dira, faites-le »

Normalement, à un mariage, les héros de la fête sont les mariés eux-mêmes. Ce sont eux qui sont à l’origine de la fête par la célébration de leur union, par le don qu’ils se font l’un à l’autre. Or dans ce récit des noces de Cana, les mariés semblent absents. Le marié n’est mentionné qu’une seule fois. Il se fait reprocher de ne pas avoir servi le bon vin en premier. Dans ce récit de mariage, c’est un autre couple qui vole la vedette aux mariés : Jésus et sa mère ! Alors portons notre méditation sur ces derniers.

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes »

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. »(Tite 2,11)

Comment pouvons-nous connaitre ou reconnaitre cette grâce de Dieu ? En Jésus-Christ ! Jésus nous manifeste cette grâce de Dieu. En apprenant à connaitre Jésus dans l’évangile, en le contemplant, en priant avec lui nous découvrons la grâce de Dieu qui est amour et miséricorde. Nous apprenons aussi à vivre de cette grâce, à la laisser se déployer en nous. Jésus est le Fils bien-aimé en qui le Père trouve sa joie (Cf. Luc 3,22). Unissons-nous à lui pour que Dieu trouve sa joie en nous et que nous trouvions notre joie en lui.

Voir, marcher, offrir

Debout ! Lève-toi ! et marche ! Voilà l’appel qu’adresse le prophète Isaïe au peuple de Jérusalem. Ce dernier vit dans une atmosphère morose, triste. L’avenir semble bouché. Peut-on espérer dans un monde où l’humeur général est à la morosité, à la déprime ? C’est dans cette ambiance que s’élève le cri d’Isaïe : « Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. » (Isaïe 60,1) C’est avec la même force, le même enthousiasme que ce cri retenti pour nous aujourd’hui… mais comment entrer dans une telle espérance ? Comment entrer dans la joie de cet appel de Dieu ? Regardons et imitons les mages ! Avec eux, il s’agit de voir, marcher et offrir.

En ces jours-là, Marie se mit en route…

« En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement… » (Luc 1,39) La réactivité de Marie m’étonne toujours. Elle vient de répondre à l’ange Gabriel : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Luc 1,38) et la voici déjà qui se met en route !

« Préparez le chemin du Seigneur… »

« Préparez le chemin du Seigneur… »(Luc 3,4) Telle est l’invitation que crie Jean le Baptiste à qui veut l’entendre. Cette invitation nous est adressée. Il nous faut préparer le chemin du Seigneur : dans notre vie personnelle mais aussi au cœur du monde.

C’est un vaste chantier, digne d’une véritable entreprise de travaux publics. Nous ne pouvons pas nous dérober vivre ce chantier.

Laissons le Christ régner sur notre vie

Afin de nous aider à avancer vers le Royaume de Dieu, l’Église ponctue l’année liturgique par différentes fêtes. Celle d’aujourd’hui est le couronnement de l’année. Nous fêtons le Christ, roi de l’univers. Cette fête est une invitation à nous interroger sur la manière dont laissons le Christ régner sur notre vie.