« Préparez le chemin du Seigneur… »

« Préparez le chemin du Seigneur… »(Luc 3,4) Telle est l’invitation que crie Jean le Baptiste à qui veut l’entendre. Cette invitation nous est adressée. Il nous faut préparer le chemin du Seigneur : dans notre vie personnelle mais aussi au cœur du monde.

C’est un vaste chantier, digne d’une véritable entreprise de travaux publics. Nous ne pouvons pas nous dérober vivre ce chantier.

Laissons le Christ régner sur notre vie

Afin de nous aider à avancer vers le Royaume de Dieu, l’Église ponctue l’année liturgique par différentes fêtes. Celle d’aujourd’hui est le couronnement de l’année. Nous fêtons le Christ, roi de l’univers. Cette fête est une invitation à nous interroger sur la manière dont laissons le Christ régner sur notre vie.

La fraternité au risque de la prière

Dans une actualité un peu morose, voire fataliste, une lecture superficielle de la Parole de Dieu de ce dimanche ne nous apporte pas beaucoup de soutien et de réconfort : « En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté… » (Marc 13,24) ou encore « ce sera un temps de détresse comme il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent, jusqu’à ce temps-ci »(Daniel 12,1) Il ne semble plus y avoir d’espérance, l’horizon nous parait bouché. L’angoisse et la révolte peuvent alors monter de notre cœur.

Les textes que nous avons entendus appartiennent à la littérature apocalyptique. Mais ne nous trompons pas sur le sens biblique de l’apocalypse. Celle-ci n’est pas une littérature de catastrophe. Elle est une révélation : la venue de Jésus-Christ est la fin d’un monde et l’avènement d’un nouveau monde. Elle est une parole d’espérance au milieu des évènements dramatiques du monde.

La Toussaint, une fête de famille

C’est la foule ! « Une foule immense… une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Apocalypse 7,9) Il y a de quoi être perdu au milieu de cette foule, de s’y sentir un anonyme au milieu de tant d’autres. Et pourtant cette foule ne nous est pas étrangère. C’est elle qui est le motif de la fête de ce jour. Cette foule est celle des saints, connus ou inconnus. Certains ont leur nom inscrit dans le calendrier, d’autres non. C’est pour cette foule que nous venons faire monter vers le Seigneur notre louange. C’est avec elle que nous unissons nos voix pour acclamer le Dieu trois fois saint ! Cette foule immense, de toutes nations, tribus, peuples et langues est notre famille. Ce sont nos frères et sœurs qui la constituent et ils nous appellent à les rejoindre ! La Toussaint est une fête de famille. Elle est notre fête !

Etre le premier et avoir la meilleure place ?

Être le premier et avoir la meilleur place… ça peut être long et demander beaucoup d’énergie… ça peut être couteux ! Ce désir qui habite notre société contemporaine n’est pas un désir nouveau. Il habitait déjà le cœur des apôtres puisque Jacques et Jean osent demander à Jésus, alors qu’il vient d’annoncer sa passion, de siéger l’un à sa droite et l’autre à sa gauche quand il sera dans la gloire !
Bien sur cette demande crée la zizanie parmi les Apôtres : pourquoi Jacques et Jean et pas eux ? En effet, celui qui obtient d’être le premier, d’avoir la meilleure place, l’a fait en éliminant les autres… pourquoi y aurait-il une sélection parmi les disciples de Jésus ? Jésus va alors profiter de la situation pour faire une petite catéchèse sur ce qu’est un disciple.

Aimer, une aventure pour toute la vie ?

Aimer… voilà un acte qui tient au cœur de tout homme et de toute femme. Aimer en vérité, aimer en toute sincérité… mais n’est-ce pas une réalité qui parait à la fois simple et complexe au cœur de l’être humain. L’amour est traversé par tellement de ressentis différents : est-il définitif ? est-il passager ? Qu’est-ce qu’aimer ? Est-ce le sentiment d’un instant ? d’une heure passagère ? Est-ce une aventure au long cours qui peut durer toute une vie ? Est-il possible d’aimer une même personne tout au long de sa vie et de lui rester fidèle ? Est-il raisonnable de s’engager pour toute la vie dans le mariage avec une seule et même personne ? Devant la réalité de l’amour, l’être humain se sent souvent bien fragile.

« A Dieu tout est possible »… à l’école de Ste Thérèse !

Au lendemain de la fête de la saint Firmin, nous fêtons, aujourd’hui, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Alors que notre évêque vient de proclamer les décrets du synode au travers de sa lettre pastorale « A Dieu, tout est possible »(Marc 10,27), sainte Thérèse est un des plus beaux exemples pour mettre en œuvre ces décrets !

Être le premier

Être le plus grand, être le premier, être le meilleur, avoir raison… La course au meilleur, la course au plus fort est une des caractéristiques de notre société. Il faut que je sois devant. Il faut que je sois le plus fort. Il faut que je sois le meilleur.

Paradoxalement, nous nous interrogeons sur la violence qui habite notre monde : les guerres, le terrorisme mais aussi cette violence qui se passent dans nos vies, nos familles, nos rues, nos quartiers… « D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ? »(Jacques 4,1)

Que ma bouche chante ta louange !

Aujourd’hui, avec toute l’Église, nous sommes dans la joie. La bienheureuse Vierge Marie, au soir de sa vie sur terre, est montée au ciel corps et âme sans connaitre la corruption de la mort. Elle entre dans la gloire de son Fils.

A cette occasion, la liturgie nous donne d’entendre un passage de l’évangile qui se situe au début de celui-ci : la visitation de Marie à sa cousine Élisabeth. Lors de la rencontre de ces deux femmes, l’Esprit-Saint a fait tressaillir les enfants qu’elles portaient en leur sein. De ce tressaillement de l’Esprit Saint, il monte du cœur et des lèvres de la Vierge Marie cette belle prière du Magnificat.