« Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures »

« Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. » (Luc 24,45) Je ne sais pas pour vous, mais moi, là, je suis frustré ! Jésus fait une catéchèse à ses disciples. Celle-ci leur permet de comprendre avec intelligence les Écritures, c’est-à-dire la Parole de Dieu mais l’auteur de l’évangile ne nous livre pas cette catéchèse ! Moi aussi, j’aimerai comprendre avec intelligence les Écritures. Comprendre avec intelligence, ce n’est pas comprendre uniquement de façon intellectuelle. Comprendre avec intelligence, c’est comprendre aussi avec son cœur, de tout son être.

Il nous a aimé jusqu’au bout… Alléluia !

« Il nous a aimé jusqu’au bout… »

Cet amour du Seigneur ne nous a pas enfermé dans la mort. Il nous ouvre à la vie. Cette longue histoire que nous venons de relire est notre histoire. C’est notre album de famille que nous avons feuilleté. Il nous raconte comment Dieu nous a fait passer de la mort à la vie, du néant à l’existence. Cette histoire nous parle d’amour…

Cette histoire commence par un grand cri de joie : « Qu’éclate dans le ciel la joie des anges ! Qu’éclate de partout la joie du monde ! Qu’éclate dans l’Église la joie des fils de Dieu ! »(Exultet) D’où vient une telle joie ? La mort est vaincue ! Le Christ est ressuscité ! Il est vivant ! L’amour a vaincu la mort et le péché ! L’amour vécu jusqu’au bout peut rencontrer la mort mais celle-ci ne peut l’éteindre. De la mort, l’amour fait jaillir la vie !

Le Christ nous a aimé jusque sur la croix

« Il nous aima jusqu’au bout… ».

Ces mots de l’évangile d’hier résonnent encore à nos oreilles. Il nous aima jusqu’au bout et nous le contemplons mort, crucifié sur le bois de la croix. Il est là : nu, dépouillé de tout, livré à la risée des hommes, abandonné de tous. Il est là : humilié, déshonoré. Et il nous aime !

C’est pour nous, pour notre péché, qu’il est mort. C’est par notre péché qu’il a été condamné, crucifié. Il nous aime ! Il ne veut pas nous abandonner à la mort du péché. Il nous aime et pour cela, il a été jusqu’au bout de l’amour.

Le Christ nous a aimé jusqu’au bout.

Par cette célébration du Jeudi Saint, nous ouvrons le beau Triduum Pascal. Ces trois jours pour nous conduire au cœur même de la foi chrétienne : célébrer le Christ mort et ressuscité. Ces célébrations trouveront leur point culminant au cœur même de la Veillée Pascale avec l’annonce de la Résurrection. Ils nous font découvrir comment le Christ nous a aimé jusqu’au bout.

En ce premier jour, nous prenons le temps de nous assoir avec le Christ. Il nous invite à son dernier repas. Au cours de celui-ci, nous allons recevoir un enseignement de la part du Christ qui vaut un ordre de mission ! Cet enseignement nous dit aussi quel est notre devenir de disciples.

« Hosana ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Ce matin, nous sommes venus à la messe avec des rameaux. Pourquoi avons-nous apporté ces rameaux à bénir ? Oui, posons-nous la question : pourquoi avons-nous apporté ces rameaux ? En quoi sont-ils importants pour nous ?

En rentrant chez nous, nous les accrocherons au crucifix, aux différentes croix qui ornent les pièces de la maison. En rentrant, nous passerons peut-être par le cimetière en poser sur la tombe de celles et ceux qui nous ont quitté et qui reste chers à notre cœur… Que signifient ces rameaux ?

« Nous voudrions voir Jésus. »

« Nous voudrions voir Jésus. » (Jean 12,21) Cette demande de quelques Grecs (des juifs de la diaspora) montés à Jérusalem pour la Pâque vient éclairer l’envoi en mission de l’Équipe de Conduite Pastorale de la paroisse.

Comment ces grecs ont-ils entendu parler de Jésus ? Ont-ils été témoins d’une exhortation de Jésus à la foule ? Ont-ils entendu le récit d’une guérison ? Ont-ils entendu des témoignages sur Jésus ? Le récit de l’évangile ne nous dit rien. Ils veulent voir Jésus c’est-à-dire le rencontrer, lui parler et ainsi faire sa connaissance.

Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé

Étrange serpent sauveur ! En effet, quel est ce serpent de bronze élevé par Moïse dans le désert ? Une telle image fait penser plus spontanément au caducée des médecins et autres professions médicales. N’est-ce pas à ce serpent enroulé autour d’un bâton que nous reconnaissons la voiture d’un médecin ?

Qu’est-ce que cela signifie ? Sur le caducée, nous voyons un bâton, symbolisant l’arbre de vie, surmonté d’un miroir. Ce dernier symbolise la prudence que le médecin doit avoir avant chaque décision. Autour de ce bâton est enroulé un serpent… le symbole du dieu grec de la médecine. Mais alors, quel point commun avec l’image employée par Jésus ?

Le carême: s’ajuster au projet de Dieu

La Parole de Dieu que nous venons d’entendre vient nous interroger sur le projet de Dieu. Dieu a un projet pour chacun de nous : il veut nous faire entrer dans une intimité plus grande avec lui. Cela passe par des appels divers et variés qui ont tous un point commun : ils nous font marcher à la suite du Christ !

Au désert avec Jésus pour le combat de la foi…

Comme nous l’avons entendu dans l’Évangile, nous commençons par partir à avec Jésus au désert. Mais qu’allons-nous faire au désert ? un trek ? une course d’orientation ? mourir de soif ? transpirer à ne rien faire ? nous ennuyer ? Qu’allons-nous faire au désert ?