Quel est ce feu qui brule dans la nuit ?

Quel est ce feu qui brule en cette nuit ? Un feu ravageur qui ne laisse derrière lui que cendres et ruines ? Un feu destructeur qui laisse place à la consternation et à la désolation ? Non ! Le feu qui brule en cette nuit est un feu qui construit des cathédrales, communautés d’hommes et de femmes qui deviennent disciples du Christ Ressuscité ! Le feu qui brule cette nuit est le feu de la vie ! le feu de l’amour ! le feu de la joie ! le feu de l’espérance !

« Je me lèverai, j’irai vers mon père… »(Luc 15,18)

C’est la crise ! Oui, c’est la crise au sein de cette famille où la fraternité ne semble plus pouvoir être vécue. « Un homme avait deux fils… »(Luc 15,3) et l’un des deux veut recevoir sa part d’héritage afin de pouvoir prendre le large. Il veut couper son lien de filiation. Il veut être libre ! L’autre fils semble fidèle. Il reste auprès de son père.La fraternité est un véritable défi car elle se reçoit. Elle s’accueille. Je ne choisis pas mes frères contrairement à mes amis. Il y a quelque chose de naturel dans la fraternité et pourtant, si je ne fais pas l’effort de l’accueillir, je risque fort de me trouver dans la situation de l’un des deux fils de la parabole.

Dans la joie d’un coeur purifié

Aujourd’hui, nous entrons dans le temps du carême. Avant de voir ces 40 jours comme des jours qui peuvent être pesant par les efforts qu’il nous faut faire, souvenons-nous du but que nous devons atteindre. Ce temps, Dieu nous l’accorde pour nous « préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié. »(Préface du Carême I) Le but est donc de pouvoir célébrer les fêtes de Pâques « dans la joie d’un cœur purifié »(Ibid.), en retrouvant la pureté du cœur (Cf. Préface du Carême II) Laissons cette béatitude vibrer en nous : « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu » (Matthieu 5,8)

« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? »

Dans cet évangile, saint Luc nous rappelle quelques principes de sagesse édictés par Jésus. Ces principes sont des jalons pour avancer dans la vie. Ces points de sagesse sont comme des balises sur le chemin, des balises pour indiquer le chemin. Mais avant d’entamer le chemin, il y a un préalable : je dois poser un acte d’humilité. Seul, je ne suis pas capable d’avancer : je suis un aveugle sur le chemin. Je ne peux donc me proposer comme guide, j’ai moi-même besoin d’un guide ! « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? »(Luc 6,39)

Etre miséricordieux comme le Père ?

Dans une société où la tolérance est le maitre mot alors que l’on ne supporte pas que les autres puissent avoir une opinion différente ; dans une société où la tolérance est le maitre mot alors que c’est celui qui a parlé le dernier ou le plus fort qui l’emporte ; dans une société où la tolérance est le maitre mot et où l’on a des dialogues de sourds ; dans une société où l’individualisme l’emporte sur tout, l’évangile que nous venons d’entendre nous donne une grande claque dans la figure ! Présentons-lui l’autre joue afin que le Seigneur nous réveille totalement et que nous entrions totalement dans la dynamique de l’amour à laquelle il nous appelle

Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu…

« Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu… »(1 Corinthiens 15,3). Et qu’a reçu et transmis saint Paul ? « Le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures. »(1 Co 15,3-4)

Nous avons là l’énoncé central de la foi chrétienne : la mort et la résurrection du Christ. C’est ce qui nous a été transmis depuis deux-mille ans par une foule ininterrompue de témoins. C’est ce que nous avons à transmettre à notre tour. Tout le cœur de notre foi se trouve résumé dans ces mots que nous appelons : le kérygme.

J’ai fait de toi un prophète…

« J’ai fait de toi un prophète… » (Jérémie 1,5) Voilà l’appel, la vocation que reçoit Jérémie. Cependant, ce n’est pas une vocation simple. Elle n’est pas acceptée facilement, reconnue par celles et ceux qui connaissent celui qui reçoit cet appel. C’est ce que Jésus nous dit : « Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. »(Luc 4,24)
« J’ai fait de toi un prophète… »Cette vocation ne nous est pas totalement étrangère. Au jour de notre baptême, lors de l’onction de Saint Chrême, ces mots ont été prononcés sur nous : « … tu es membre du Corps du Christ et tu participes à sa dignité de prêtre, de prophète et de roi. »(Rituel du baptême des petits enfants) Dieu nous appelle à participer à la mission prophétique de Jésus.

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »(Luc 4,21)

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »(Luc 4,21)

Ah ! Si tous les curés pouvaient faire des homélies aussi courtes ! Ce serait le bonheur ! Mais nous n’avons pas la pertinence oratoire de Jésus. Ce dernier, en quelques mots, fait comprendre à ses contemporains l’importance du texte d’Isaïe qu’il vient de proclamer et comment cette parole se réalise.

« Tout ce qu’il vous dira, faites-le »

Normalement, à un mariage, les héros de la fête sont les mariés eux-mêmes. Ce sont eux qui sont à l’origine de la fête par la célébration de leur union, par le don qu’ils se font l’un à l’autre. Or dans ce récit des noces de Cana, les mariés semblent absents. Le marié n’est mentionné qu’une seule fois. Il se fait reprocher de ne pas avoir servi le bon vin en premier. Dans ce récit de mariage, c’est un autre couple qui vole la vedette aux mariés : Jésus et sa mère ! Alors portons notre méditation sur ces derniers.