Sur la route du retour

Tout à une fin ! C’est ainsi que Paul et Barnabé rentre de leur premier voyage missionnaire en Asie Mineure. Sur la route du retour, ils visitent les communautés les communautés qu’ils ont fondées à l’aller. Ils exhortent ces communautés à persévérer dans la foi et ils affermissent le courage des disciples. Paul et Barnabé ont le souci d’affermir la foi et le courage des nouveaux convertis. Ils organisent aussi la communauté en donnant des responsabilités aux uns et aux autres, ceci « après avoir prié et jeûné. »(Actes 15,23)

Telle une valse à trois temps…

Telle « une valse à trois temps qui laisse encore le temps (…) de s’offrir des détours du côté de l’amour » (J. BREL), l’évangile de ce dimanche nous laisse le temps de nous offrir un détour du côté de l’amour… en trois temps. Cet évangile est une véritable danse pour nous faire entrer dans la joie de la mission !

Quel est ce feu qui brule dans la nuit ?

Quel est ce feu qui brule en cette nuit ? Un feu ravageur qui ne laisse derrière lui que cendres et ruines ? Un feu destructeur qui laisse place à la consternation et à la désolation ? Non ! Le feu qui brule en cette nuit est un feu qui construit des cathédrales, communautés d’hommes et de femmes qui deviennent disciples du Christ Ressuscité ! Le feu qui brule cette nuit est le feu de la vie ! le feu de l’amour ! le feu de la joie ! le feu de l’espérance !

Pour qu’ils soient comblés de joie !

Aujourd’hui est un jour de grande joie ! C’est une grande joie pour vous les enfants et vos familles car vous allez recevoir Jésus pour la première fois en participant pleinement à la communion. C’est une grande joie pour toute la paroisse car, au nom de notre évêque, je vais envoyer en mission l’Équipe de Conduite Pastorale. Vous le verrez tout à l’heure, cette équipe est composée de votre curé et de cinq laïcs. Ensemble, ils se mettront sous le regard du Seigneur par la prière pour discerner, à travers les évènements de la vie, comment annoncer l’Évangile sur la paroisse, en lien avec le reste du diocèse.

Mais la joie principale de ce jour nous la trouvons dans la parole de Dieu que nous avons entendu !

« Que votre joie soit parfaite… » (Jean 15,11)

Cette semaine encore, Jésus nous invite à la joie. Rien de plus normal me direz-vous car la joie est une caractéristique majeure de l’évangile ! Mais qu’est-ce que la joie ? Si je prends le dictionnaire, je trouve la définition suivante : « Joie, nom féminin : sentiment de plaisir, de bonheur intense, caractérisé par sa plénitude et sa durée limitée, et éprouvé par quelqu’un dont une aspiration, un désir est satisfait ou en voie de l’être. »ou encore « ce qui provoque chez quelqu’un un sentiment de vif bonheur ou de vif plaisir. » (Larousse)
Quelle est cette joie que Jésus nous offre ? Est-ce un contrat à durée limitée ? Que veut dire Jésus quand il nous dit : « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »(Jean 15,11) Jésus nous souhaite une joie parfaite… Qu’est-ce que la joie parfaite ? Qu’est-ce que la joie évangélique ?

Nous sommes dans la joie! une joie immense!

Nous sommes dans la joie ! Une joie immense ! En ce temps de Pâques, nous célébrons la mort et la résurrection du Christ. Nous célébrons cet évènement par lequel Dieu nous sauve, nous libère de la mort et de l’esclavage du péché pour nous réconcilier avec lui. Par la mort et la résurrection du Christ, Dieu nous offre une vie nouvelle. Il nous offre sa vie !

« Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures »

« Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. » (Luc 24,45) Je ne sais pas pour vous, mais moi, là, je suis frustré ! Jésus fait une catéchèse à ses disciples. Celle-ci leur permet de comprendre avec intelligence les Écritures, c’est-à-dire la Parole de Dieu mais l’auteur de l’évangile ne nous livre pas cette catéchèse ! Moi aussi, j’aimerai comprendre avec intelligence les Écritures. Comprendre avec intelligence, ce n’est pas comprendre uniquement de façon intellectuelle. Comprendre avec intelligence, c’est comprendre aussi avec son cœur, de tout son être.

Il nous a aimé jusqu’au bout… Alléluia !

« Il nous a aimé jusqu’au bout… »

Cet amour du Seigneur ne nous a pas enfermé dans la mort. Il nous ouvre à la vie. Cette longue histoire que nous venons de relire est notre histoire. C’est notre album de famille que nous avons feuilleté. Il nous raconte comment Dieu nous a fait passer de la mort à la vie, du néant à l’existence. Cette histoire nous parle d’amour…

Cette histoire commence par un grand cri de joie : « Qu’éclate dans le ciel la joie des anges ! Qu’éclate de partout la joie du monde ! Qu’éclate dans l’Église la joie des fils de Dieu ! »(Exultet) D’où vient une telle joie ? La mort est vaincue ! Le Christ est ressuscité ! Il est vivant ! L’amour a vaincu la mort et le péché ! L’amour vécu jusqu’au bout peut rencontrer la mort mais celle-ci ne peut l’éteindre. De la mort, l’amour fait jaillir la vie !

Pour un carême au goût de saint Valentin !

Aujourd’hui, deux évènements se rencontrent dans le calendrier. L’un a une teneur plus commerciale : la saint Valentin. L’autre a une teneur plus ascétique : l’entrée en Carême. Certains regrettent cette coïncidence de calendrier : comment fêter la saint Valentin en respectant ce jour de jeûne et d’abstinence ? Nous pouvons aussi y voir une formidable occasion de fêter l’amour d’une manière neuve !